‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 173 sur 350 · Théophane, A. G. 483. — Nicéphore, xvi · texte numérisé non relu

Théophane, A. G. 483. — Nicéphore, xvi

9. Théophane, A. G. 484. — Victoris Tununensis, Chronicon, A, G. 489 et 492.

— Cedren, col. 682.

10. Evagre, m, 23. — Nicéphore, xvi, 19, 20. — Théophane, A. C. 481.

d'Acace * , auteur du schisme : Euphème refuse , demeure séparé de Rome et de l'Occident *, et forme, avec les évêques de TAsie-Mineure, de la Mésopotamie et de la Palestine % ce qu'on appelle \ Orthodoxie Orientale*^ unie à l'Église au point de vue du dogme * , mais séparée pour une futile question de discipline®. Le schisme, changeant de caractère, abandonne le terrain dogmatique et se transforme en une simple question de suprématie et dî autorité.

Les grands abbés de Palestine, alors si célèbres : Marcien, Cyriaque, Élie, Longin, Théodose, et, le plus illustre de tous, saint Sabas, ne cherchèrent point à maintenir leurs Évêques dans la communion de Rome; parmi eux, nul n'imita ces moines de Constantinople qui brisèrent avec Acace et Euphème, du jour où ces patriarches se séparèrent des Papes \

1. IjBltre du pape Gélose à Euphème de Constantinople (Labbe, t. iv, col. 1157).

2. Vie de saint Sabas^ § 50. — Lettre des moines de Palestine à Alcisontà^ns Evagre, m, 31. — Nicéphore, xvi, 23.

3. Vie de saint Sabas^ § 50. — Labbe, Concis, t. iv, col. 1168.

4. Saint Avitus de Vienne les appelle même Catholiques {Epist,2, Gundobodn régi). — Tillemont, Mémoires, t. xvi, p. 637.

5. Saint Avitus de Vienne, Epist. 5, Gundobado regi, et 41, Chlodoveco régi. — Labbe, t.iv, col. 1160 et 1278. — Pitzipios, V Église Orientale^ 1" partie, eh. «, p. 8, 9; chap. m, p. 10.

6. Lettre des moines de Palestine à Alcison (Evagre, m, 31). — Vie de saint SabaSy § 50. — Saint Avitus de Vienne, Epist. 3. — Nicéphore, xvi, 3:2. — <> qui séparait Torlhodoxie Orientale du siège de Rome, c'était seulement la comdamnation d^Acoce dont les Orientaux refusaient d'ôter le nom des Dyptique5. on en trouve la preuve complète dans la lettre du pape Gélase à Euphème de Constantinople (Labbe, Concil, t. iv, col. 1159, 1160, et col. 1221 à 1223); — dans celle du pape Anastase à l'empereur Anasta*;e (Labbe, t. iv, col. 1278); — dans la Vie de saint Sabas^ § 50 ; — dans Théophane, A. C. 483,— et dans la lettre des évêques d'Orient au pape Symmache (I^bbe, t. iv, col. 13(K>). — Le pape Félix avait déclaré hérétiques tous ceux qui commanicpieraient avec Acacc (Labbe, t. iv, col. 1083). — Voir aussi Pitzipios, VEglise Orientale, 1" partie, chap. II, p. 9; chap. III, p. 10.

7. Théophane, A. C. 480, 491. — Evagre, ni, 19. — Lettre du pape Féliswx abbég Ru fin et Tkalasse (Labbe, Tv, col. 1085, 1086) .

Quand l'orthodoxie' leur parut en danger, les abbés de Palestine déployèrent pour sa défense le plus ferme courage, mais ils crurent qu'il suffisait d'être irréprochables pour la doctrine et ne virent, dans la rupture avec les Papes, que les justes représailles de ce qu'ils appelaient l'orgueil de l'Église ronoaine^. Mais, par cette rupture, les évêques d'Orient se trouvèrent livrés, sans chef et sans guide, aux caprices religieux des empereurs, et cette séparation, renouvelée au neuvième siècle par le schisme de Pothius, amène enfin la main mise des empereurs de Constantinople'"^, et plus tard, des empereurs de Russie, leurs successeurs à tant de points de vue, sur l'Église et le clergé de leurs États.

Vingt années de discorde suivirent la rupture d'Euphème, et la Palestine devint, comme au temps de l'Arianisme, un des centres principaux de la lutte. L'Orient schismatique se divise, et, en face de l'Occident ferme et uni sous la main des Papes, il se scinde en deux grands partis : les Orthodoxes et les Euthychiens partagés eux-mêmes en plusieurs branches^.

Le patriarche Euphème est exilé ^ par l'empereur Arastase, partisan secret des doctrines Manichéennes**; l'évêque de Jérusalem, Hélias, le plus fidèle auxiliaire d'Euphème, dans sa rupture avec l'Occident et son adhésion au concile de

1. Pour les Orientaux, l'orthodoxie était se\i]emeni la. soumission au coyicile de ChcUcédoine (Lahbe^ t. iv, col. 1160).

2. Vie de saint Sal)as^ § 50 — Tillemont, SJémoires, t. xvi, p. 633.

3. Mg' Févque d'Orléans, La Souveraineté Pontificale selon le droit catholique et le droit Européen, ch. m, § 2, p. 32; etch. vu, p. 105, 106.

4. Léonce de Bysance, De Sectis, actio v. — Moehler, Histoire de VÉglisef ch. II, §12, p. 487,488.

5. Evagre, m, 23,30. — Nicéphore, xvi, 15. — Vie de saint Sabas, §50. — Théophane, A. G 488, 489. — Marcellin, Chron., A. G. 495. — JeanMosch, Prat. spirituaîe, c. 38. — Théodore le Lecteur, ii, § 12.

6. Evagre, m, 32. — Léonce de Bysance^ De Seclis, actio v, §3. — Le pape Symmache, Apologetica ad versus Anastasii imperatoris libellum fdmosutn (Labbe, t. iv, col. 1297, 1298). —Théodore le Lecteur, n, §7.

Chalcédoine ' , refuse de souscrire à son injuste déposition *. Cependant, comme le successeur d'Euphème, Macédone adhérait aussi au concile ^, Hclias accepte ses lettres synodiques* et se met, avec ce patriarche et l'évêque d'Antioche Flavien, exempt de l'hérésie de ses prédécesseurs * , à la tête des orthodoxes d'Orient *.

§ II

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