Id. — Procope, Arcane, c. xi ; De ^Edifiais, v
par la terreur de son nom , est saisi et brûlé vif sur la place publique ^ Mais cette vengeance faillit coûter cher aux chrétiens : Silvain avait, à Constantinople , un fils nommé Arsénius qui s'était insinué fort avant dans la faveur de Théodora et de Justinien * ; il sut peindre à l'Empereur la révolte des Samaritains comme le fruit des violences des chrétiens; la dépopulation de la province ,1e ravage de campagnes, la perte de l'impôt, devenu impossible à recouvrer, étaient, disait-il , les conséquences de cette tyrannie '. Ces manœuvres réussirent, l'Empereur, tournant sa colère contre les chrétiens de Palestine , ordonne de les châtier avec autant de rigueur que les rebelles *.
Cette nouvelle répand la terreur dans toute la province: les moines, les abbés, les évêques et le patiiarche Pierre se tournent encore vers leur ancien appui et conjurent saint Sabas d'aller à Constantint^le détourner ce nouvel orage et obtenir, pour la première et la seconde Palestine , quelque adoucissement dans les impôts *.
Le vieillard se rend à leurs prières, et, à plus de quatrevingt-dix ans **, il part pour Conslantinople et se présente au seuil de ce palais où il était venu défendre , auprès de l'empereur Anastase, le concile de Chalcédoine et Févêque Hélias^ Mais cette fois, les gardes ne l'arrêtèrent point ® : les galères du port sortirent à sa rencontre ^ et le
d . Vie de saint Sabas, § 20. — Nicéphore, xvii, 24.