‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 209 sur 350 · Jd · texte numérisé non relu

Jd

4. Il y eut en effet, sous Jintinien, une vé niable renaissance artîstiffuc (Jules Loburte, Histoire des arts industriels, t, i, p. 30 à 45),

sainte Hélène et de la Grande Eudocîe, et l'on peut dire de la Palestine, à cette époque, ce que disait de la France un vieil historien, après les terreurs de Tan 1000: Quelle se couvrait d'un blanc manteau d'églises '.

Sur le mont Garizim, au-dessus de la ville de Néapolis, capitale des Samaritains, la chapelle bâtie par Zenon devenait, par l'adjonction d'une nouvelle enceinte de remparts, une forteresse véritable*. Dans la ville même, cinq églises brûlées par les Samaritains étaient rebâties à leurs frais ^ , et, à quelque distance, au milieu de la campagne, la basilique du puits de la Samaritaine, théâtre du massacre de l'évêque Térébinthe * , se relevait plus grande et plus belle. Elle dessinait sur le sol une croix aux quatre branches égales dirigées vers les quatre points cardinaux , quatre grandes portes y donnaient accès, et, à l'intérieur, au point de jonction des angles devant la grille du chœur, s ouvrait le puits creusé autrefois par Jacob et profond de quarante coudées ^.

Dans les montagnes, autour de Jérusalem, les vieux monastères et les Églises, délabrées par le temps, sortaient de leurs ruines et reparaissaient dans tout l'éclat de leur renaissance, avec leurs façades horizontales®, leurs assises de pierres égales et régulières^, leurs fenêtres cintrées qui remplacent les ouvertures rectangulaires du temps de Constantin, et surtout leurs coupoles et leurs voûtes intérieures, cachet de l'ère nouvelle ®. Partout s'élevait au-dessus des bâtiments, le

Page 1