‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 223 sur 350 · Id · texte numérisé non relu

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8. Phocas, Descripiio Terrœ Sanclœ, no 16. — La renommée de saint Sabas ne tarda pas à s'étendre jusqu'en Occident, un monastère de son nom fut fondé à Rome vers le milieu du v siècle, sous le pontificat de saint Grégoire le Grand. (Texte cité par Mabillon, Annales ordinis sancti Benedicti^ 1. 1, lib. vu, § 20. — L&ttre du papeLuciusIIà Pierre le Vénérable, abbé deCluny (Epist 91, 92, Patr. gr., 1. 179). Ce monastère était situé sur TAventin, près la porte Saint-Paul (Joan. Diacon., Vit. sancti Gregor. MagnA, 9, — et texte cité par Mabillon, t.i, lib. 7, 2 20), et jusqu'au xvi* siècle il porta le nom de Cella nova ou de Saint' Sabas (Vie de saint Grégoire d' Agrigente, par Léonce, abbé de Saint-Sabas de Bome^ § 38^ Migne, PatroL gr.^ t. 98, col. 531. — Anastase le Bibliothécaire^

La mort de saiot Sabas laissait la Palestine sans chef et sans guide, aucune grande renommée neJui avait succédé, on comptait bien encore plusieurs religieux célèbres parleur sainteté : Jean le Silencieux, dans la lain-e de saint Sabas*, saint Cyriaque, dans celle de Suça-, lanachorèle Barsanuph, dans son ermitage près dj Gaza^, Zozime, solitaire des environs de Césarée * ; mais aucun n'avait la vigueur, la décision, l'influence politique de saint Sabas. Aussi la Palestine laissa-t-elle passer, sans y prendre part, les discussions religieuses qui troublaient Alexandrie * et celles que Jusli- ' nien présidait lui-même à Conslanlinople ; elle se contenta

Vifasartcfi Adrmni, col. Il7i et 1195 Patrol. /fl/.,ti28). — Mabillon^ Annales, lih. XLix, S58,— lib.L,§4i), -lib.Lviii,liJ6l, 79,~lib ux, S 75, ~lib. lxxii, § lO^j. — Ce couvent joue dans rhi>toire des Papes un rôle assez considérable : en 768, il sert de prison à l*anti pnpe Constantin, compétiteur du pape Etienne UI (Anustase le Bibliothécaire, Stephan. ///, PutroL gr,^ 1. 128, col. 1154), et plusieui^ de ses abbés furent délégués aux rois et aux conciles (PieiTe, délégué par Adrien I*r au concile ii* de Nycée, et à l'empereur Constantin V ^Théophane, A. C. 777. — Anastase le Bibliothécaire, Vita sancli Adriani^ col. il95(Pa/*'o/. l<U,f t. )28). — Pardus, envoyé par xVdrien à Didier, roi des Lombards (Mabillon, Annales, lib. xxiv, § 42). — Anselme, fait évêquede Londres (Mabillon, lib. 72, § 102). — Mais vers le x« siècle, les moines grecs cédèrent la place à des moines latins (Mabillon, lib. l, § 49). £n llii, les Jicnédiclins de Cluny furent établis dans le couvent de Saint-Sabas de Rome par le pape Lucius II {Epist. 9i, Patrol. lot., t. 179); au xvi« siècle, on y trouve des Cisterciens (Mabillon, lib. XLix^ g 58;. Enfm le pape Grégoire XIII réunit ce monastère au collège germanique de Saint-Apollinaire (Mabillon, lib. LVlii, § 61. — Dictionnaire encyclopédique de Théologie catholique, publié par Wetzer et Welte, traduct. Goschler, ad voc.^ Collège Germanique, t. iv, p. 489 (Paris, Gaume et Duprey, 1859). — On peut consulter au si^et de ce monastère une dissertion latine insérée en tête des Œuvres de saint Grégoire d'Agrigentr, publiée à Venise, 1791, infolio, par Antoine MorcelU et reproduite dans la PcUrologie latine de Tabbé Migne, t. 98, col. 513, mais il faut se défier des opinions hasardées de Tauteur.

1. Vie de saint Sabas, §§21,81. — Vie de saint Jean le Silencieux (Sarias; 13 mai), §13, etc.

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