‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 230 sur 350 · LA NOUVELLE LAURE · texte numérisé non relu

LA NOUVELLE LAURE

Peu de temps après le concile, deux moines, qui avaient été les chefs de l'expédition contre Sévère * , furent appelés, l'un à révêché d'Ancyre, l'autre à celui de Césarée en Cappadoce * : c'étaient Domitien, abbé du couvent de Martyre, et Théodore Ascidas, exarque de la nouvelle laure ^. Cette élection fut un malheur pour la Palestine : malgré le zèle que les deux moines avaient déployé contre Sévère *, tous deux étaient de fervents adeptes des doctrines fantastiques d'Origène ^ ; ils les avaient puisées dans ce couvent de la Nouvelle laure ^ qui semblait le refuge et l'asile perpétuel de toutes les hérésies et de toutes les révoltes.

La Nouvelle laure était ce monastère fondé, il y avait près d'un siècle, sur les bords sauvages du torrent de Thécoa par le moine euthychien Romain^ , et que Marcien de Bethléem, à

i. Vie de saint Sabas, g 83.

2. Id, ^ Evagre, iv, 38. — Facandus Hermianensis, Pro defens* trium capituL^ I, 2.

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