‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 322 sur 350 · Eutychius, col · texte numérisé non relu

Eutychius, col

9. La capitulation de Jérusalem en fait mention (Goëjc, p. 123)

10. Un grand nombre s'était enfui à Jérusalem (Eutychius» col. 1097. Caussin, liv. X p. 499 à 502 — Termes de la capitulation dans Goêje, p. 123.

11 . Ce sont eux sans doute que la capitulation désigne sous le nom de brigands, déjà les Pélagiensen^avaient réuni une bande contre saint Jérôme (saint Augustin, De gestis Pelagii, § 66), et l'impératrice Eudocie en avait formée une petite armée (Labbe, t. iv, col 857. — Voir aussi Guillaume de Tyr xv, 6). — Peut-être faut-il aussi comprendre dans cette dénomination les indigènes du Liban dont

parurent les bandes victorieuses , elles arrivaient , comme les Perses et Héraclius , par la roule de Panéas et de Scylhopolis * et vinrent camper aux portes de Jérusalem , sur les ruines de la basilique de Saint-Étienne *. Les Arabes avaient dédaigné Césarée et Âscalon pour soumettre d'abord Jérusalem 5 laquelle se rattachait y pour eux , Textase de Mahomet et le souvenir des anciens prophètes dont le fameux imposteur se déclarait le successeur et le coi'ypliée ^. Le siège dura longtemps : la haine des Arabes * et l'énergie du patriarche soutenaient les habitants, et les remparts d'Eudocie , garnis de défenseurs, résistaient à tous les assauts ^. Abou-Obéïda dut quitter Antioche pour amener des renforts aux as>iégeants® et, lorsqu'il alla rejoindre Omar qui arrivait en Palestine pour organiser le droit fiscal et foncier des pro-

ies chefs Job et Elias paraissent avoir exercé vers cette époque une certaine influence à Jérusalem (Asseman, Biblioth, Orient. 1. 1, p. 501, texte et note).

1. Les Perses venaient de Damas (Théophane, A. G. 605, G06S ils ont dû prendre la route de Damas à Panéas (Réland, lib. ii, c. IH.— Table de Peutinge»\ cap. 179), et de là, suivre la route de Tibériade à Jérusalem par Scythopolis et Néapolis (saint Epiphane, Uceres^ i, 12. — Josèphe, De bel. Jud.^ v, 4.— Ilhiér. de Bordeaux, col. 790. — Vie de saint Anastofie de Perse i^sxr Georges Pisidès , col . 1690). — 11 est vrai que les Perses occupèrent Gésurée et qu'une route menait de Gésarée à Jérusalem par Diospolis (Réiaud. lib. u , c. 3), mais ils ont dû prendre la route plus centrale de Césarée à Jérusalem par Maximianopolis, Scythopolis et Néapolis, car Théophane prouve qu*ils ont pris la ligne la plus voisine du Jourdain (Théophane, A. G. 606). — Héraclius se rendant à Jérusalem, s'arrête à Tibériade, donc il a dû, comme les Perses, prendre la route de Tibériade à Jérusalem (Théophane, A. C 620. — Eutychius, col. 1089 . — Enfin les Arabes venant du chanp de bataille du Jarmouck près du lac de Tibériade, ont suivi cette même route, car celle de Damas à Bostra et Jérusalem était trop éloignée du centre de la province à reconquérir.

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