‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 12 sur 227 · Ep · texte numérisé non relu

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NICOLAS I^r. 13

messager, écrit-il à l'archevêque d'Arles, veuillez l'avertir qu'il ne doit point se montrer pressé d'opérer son retour; car, ainsi que vous le savez, la nécessité de répondre aux nombreux fidèles qui affluent vers le Saint-Siège, jointe à la sollicitude que nous devons à toutes les églises de Dieu, nous absorbe de telle manière que nous ne pouvons donner aux intérêts de chacun qu'une attention tardive, tandis que nous voudrions répandre également sur tous les marques de notre bienveillance et de notre libéralité^ » Dans plusieurs de ses lettres, il renouvelle cette recommandation. 11 lui arrive même de demander que la personne envoyée vers lui soit munie de tout ce que peut nécessiter un séjour à Rome d'au moins un mois^ Encore cette limite ne lui semble-t-elle pas toujours suffisante. « Toutes les fois que vous nous écrirez, mande-t-il au roi des Bretons, remettez vos lettres à un homme [hominem) qu'aucun autre intérêt ne presse, et qui puisse demeurer auprès de nous tout le temps qu'exigera un attentif examen de l'affaire sur laquelle vous nous aurez consulté ^ »

Nicolas I" n'était pas, il est vrai, chargé seul du fardeau de ces nombreuses occupations. Trois prélats que nous avons eu occasion de nommer, Radoald, évêque de Porto, Jean, évêque de Fondi, et

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