‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 16 sur 227 · Epistolam quam legi jubentes cognovimusi » Ep · texte numérisé non relu

Epistolam quam legi jubentes cognovimusi » Ep

NICOLAS 1er. . 17

ticité des écrits adressés au Saint-Siège attiraient particulièrement l'attention du pontife. En diverses circonstances, il reprocha à Salomon, roi des Bretons, à Festinian, évêque de Dol, et à l'archevêque Ilincmar de lui avoir envoyé des lettres où manquait l'impression du sceau (impressio sigilli)\ Parfois aussi il se plaint que, contrairement à l'usage, des lettres lui parviennent ouvertes : « En voyant que la lettre qui nous a été apportée de votre part n'était ni close ni scellée, écrit-il au roi Salomon, nous avons un moment douté de son authenticité ^ » Il avait lieu, en elTet, de se défier des falsifications, fait alors des plus communs et qui se produisait aussi bien pour les actes émanés du Saint-Siège que pour ceux qui lui étaient adressés. Nous savons par Nicolas J" que l'archevêque de Mayence reçut un jour d'un abbé une lettre que celui-ci disait provenir du pape et qui était fausse de tous points \ Une autre fois, c'est un clerc qui se prévaut auprès de l'archevêque de Yienne d'une lettre supposée du Saint-Siège, et d'après laquelle il se prétendait autorisé à contracter mariage \ Quand, à la suite du synode de Metz, réuni par Nicolas I" pour juger de nouveau l'infortunée Theut-

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