Kervyn, p
3. Le comte de Flandre, après renvahissement de ses États, était venu à Paris, le 24 mai 1300, se remettre entre les mains de Philippe le Bel. Retenu quelques jours au Châtelet, il fut conduit ensuite à la tour de Comi)iègne.
laïque. L'insolence de Pierre Flotte, que Philippe avait, à cette occasion, député vers le pape, acheva de précipiter les choses. Le 4 décembre 1301, Boniface expédiait plusieurs bulles par lesquelles, revenant sur ses concessions antérieures, il privait le roi des subventions ecclésiastiques, le dépouillait des privilèges attachés à sa couronne et convoquait le clergé de France à Rome pour le 1" novembre 1302, en vue d'aviser avec lui « à la conservation des libertés de l'Eglise, à la correction du roi, et au bon gouvernement de la France ». A ces bulles se trouvait jointe la fameuse bulle Ausculta fili, où était proclamée la supériorité du Saint-Siège sur les rois ^ Elle reproduisait, en plusieurs points, non seulement les idées, mais les mots mêmes des députés flamands. Jl convient d'ailleurs de remarquer que les longs griefs développés dans cette bulle ne contenaient rien de nouveau". Boniface y reprochait à Philippe des fautes depuis longtemps commises. Lui-même le reconnaissait, disant: « Vous n'ignorez pas^ que, sur toutes ces fautes qui provoquent aujourd'hui notre blâme, nous avons nombre de fois élevé nos cris vers le ciel et vers vous, en sorte que notre gorge en est comme desséchée. » Lorsqu'on se rappelle qu'au mois de février 1299 les cardi-