‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 166 sur 227 · Id., p. TS-ie · texte numérisé non relu

Id., p. TS-ie

3. l(L, p. 67-71. Michelet (//îs^ de Fr., t. III, p. 73, note) dit que cette lettre est datée de mars, et il en conclut qu'elle est antidatée. Son erreur vient de ce qu'il a confondu mardi avec mars. Il traduit en effet les mots die Martis prsedicta par « le susdit jour de mars » .

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quonto', leur fit honte de leur faiblesse et se montra inflexible sur l'objet de leur demande. Dans un consistoire qui eut lieu au mois d'août 1302, en présence deTévêque d'Auxerre, envoyé du roi, et des députés de l'épiscopat, il déclara que les prélats étaient tenus de venir à Rome, par quelque moyen que ce fût. Il donna, en cette occurrence, de nouvelles preuves de cette exaltation que nous avons signalée. Comme un homme infatué de sa toute-puissance : « Sans nous, se serait-il écrié, le roi de France ne conserverait pas un pied sur son trône (rex vix pedem teneret in stallo, iiisi 710S essemiis). » Jl ne serait pas impossible que, cette fois encore, il eût subi l'influence du cardinal d'Acqua-Sparta. Ce qui est certain, c'est que ce cardinal porta la parole dans le consistoire et reprit, tout en l'adoucissant, la thèse soutenue par lui le 6 janvier 1300 en l'église de Saint-Jean-de- Latran. Il semble même qu'il se soit proposé de stimuler ou de soutenir la fermeté du pontife ; car il s'étendit longuement sur les prérogatives du Saint- Siège, sur le respect que lui devaient tous les rois, et ce ne fut qu'après qu'il eut parlé que Boniface prit à son tour la parole. Néanmoins il ne faudrait pas attacher trop d'importance à un discours dont le texte ne nous est connu que par un manuscrit du xv^ siècle de l'abbaye de Saint- Victor. Il convient aussi d'observer que ce texte contient plusieurs

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