Ep. 86. Voy. ci-dessus p
5. « In archivis sanctse romanse Ecclesise. » Ëp. 25. Parfois le
NICOLAS 1er. 19
lettres qu'il recevait, mais les copies de celles qu'il expédiait, et, selon le hcsoin, recourait soit aux unes, soit aux autres. Ecrivant à Farchevêque Hincmar au sujet d'ecclésiastiques que celui-ci avait dépossédés de leur office : « Nous avons recherché avec soin dans les archives de la sainte Eglise romaine, disait-il, s'il n'y avait pas quelque lettre qui fît mention de leur ordination ou de leur personne à un titre quelconque \ » Plus tard il mandait à ce prélat qu'à l'occasion de cette affaire il avait consulté un certain nombre d'actes adressés à l'Eglise de Rome ou expédiés par le Saint-Siège à diverses époques ^ C'était sur des registres que, conformément à un usage établi de longue date par ses prédécesseurs, Nicolas I" faisait transcrire les lettres qu'il envoyait. Ce même Hincmar avait adressé à Rome une lettre du pape Benoît III, altérée ou tronquée en plusieurs endroits. Le pontife lui écrivit : « Lorsque vous saviez que, selon une ancienne coutume de l'Eglise romaine, nous conservons dans des registres la copie des actes expédiés par le Saint-Siège, et que vous pouviez penser que nous avions vu de nos propres yeux une lettre émanée de notre prédécesseur, comment n'avez-vous pas craint de nous faire parvenir un titre ainsi mutilé ou
pape se sert du mot scriîiiiim; c'est ainsi qu'il dit dans la même lettre : « In scrinio nostro reperimus. »