‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 197 sur 227 · Per juramenta nobilium ex utraque parte matrimonii fuit · texte numérisé non relu

Per juramenta nobilium ex utraque parte matrimonii fuit

INNOCENT III KT OTTOX T)K BRUNSWICK. :n7

rai, le duc de Brabant donna pul)liqnemcnt ii Otton le litre de fils; et, peu après, il rendait un édit où il appelait aux armes ses proches, ses vassaux et tous les hommes de ses domaines, pour soutenir le fiancé de sa fille contre son indigne compétiteur.

Ces détails nous sont connus par un message que les légats adressèrent au Saint-Siège '. Le ton de ce message attestait chez ses auteurs plus de zèle que d'impartialité. D'après eux, on ne devait pas mettre en doute le succès de l'œuvre qu'ils avaient mission d'accomplir. Ils annonçaient la levée d'une armée de cent mille hommes «à laquelle aucune force ne pourrait résister^». Déjà, disaient-ils, plusieurs des amis de Philippe se sont ralliés à nous, et nous avons lieu de croire qu'après ceux-ci d'autres viendront. Leur confiance ne les portait pas cependant jusqu'à dissimuler au pontife l'opposition qu'ils rencontraient. De leur aveu, la colère était grande dans le parti de Philippe. Ce prince disait hautement que le pape ne le combattait avec cette violence que parce qu'il ne lui avait pas demandé la permission de régner, et que, si aucun empereur ne pouvait être élu sans la volonté du Saint-Siège, c'en était fait des libertés de l'Allemagne ^ Ils ajoutaient qu'à

negotium confirmatum. » Ep. 52 (Lettre de Philippe, notaire apostolique, au i)ape),

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