‹ La papauté au Moyen ÂgeChapitre 38 sur 227 · Ep · texte numérisé non relu

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4. « Oportot hoc sequi quod ecclesia Romana cuslodit. » Ep. 09.

dent, on voit des évêques écrire au pape pour s'excuser d'avoir été un moment en désaccord avec lui, et protester de leur volonté de demeurer unis au siège apostolique *. Nombre de prélats s'adressent au pontife en vue de connaître son opinion sur tel ou tel sujet. Les questions portent sur des points de disciplinc, sur le mariage, sur Ja liturgie, sur l'administration des diocèses \ A l'époque d'Innocent III et dès le pontificat d'Alexandre III, les questions adressées par les évêques étaient si nombreuses, que les papes s'en trouvaient parfois comme accablés. Au temps de Nicolas P"", cette attitude du haut clergé était encore nouvelle, et le pontife se montre très sensible à ces marques de condescendance. « Nous rendons de nombreuses grâces à Dieu, mandait-il aux prélats du synode de Sentis, de ce que vous vous reconnaissez obligés d'en référer à la chaire apostolique, non seulement pour toutes les choses qui peuvent offrir des doutes ou soulever des contestations, mais pour toutes les affaires importantes de rÉgiise ^ ))

Sans prétendre, ainsi que le fera Grégoire YII dans ses Dictatus, que l'Eglise romaine, en matière de foi, ne s'est jamais trompée et ne se trompera jamais, Nicolas I" considère le Saint-Siège comme le gardien, Tinterprète de la doctrine. Il adresse à

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