p. 88). — Raynaldi, Annal, a
308. (p. 89). — Les cardinaux poussaient si loin au xiv" siècle l'appropriation des prébendes, que quelques-uns d'entre eux en possédaient jusqu'à 500. Cf. De corrupto eccles. statu, édition Lydius des oeuvres de Clemangis éd. 1614, p. 15.
309. (p. 89). — Cf. Alv. Pelagius, de planctu eccles. II, c. 16, f. 50.
310- (p. 89). — Acta Sanctorum Bolland. 23, Juni, p. 675 : Gallia amplitudine sua Cardinalium reditibus annuis tota vix sufficit.
311. (p. 91). — D'après la définition connue de S. Cyprien, epist. €6, 8, éd. Hartel, p. 733 : Ecclesia est sacerdoti plebs adunata et pastori grex adhœrens.
312. (p. 91). — Et même , encore à la fin du vin" siècle, car le recufeil de formules fut continué jusque vers la fin de ce siècle : v. les recherches de Sickel, lib. diurn., Vienn. 1889, prœf. et Prolegomena, I, II dans les Wiener Sitzungsber, 1888-89.
313. (p. 91). — On peut juger, par l'exemple d'un seul emploi, de la façon dont s'est développé à pas de géants le cercle d'affaires de la curie. Au milieu du xin° siècle la curie n'avait qu'un seul Auditor camerse. En 1370, le pape seul en possédait 20, et chaque cardinal en avait en outre plusieurs ; Baluze-Mansi, Miscell. I, 480. On y mentionne qu'en une seule fois, sous Grégoire XI, sept évêques furent excommuniés, uniquement parce qu'ils n'avaient pas encore payé les servitia pour le décret de leur Provision, p. 479. Cf. appendice B.
314. (p. 92). — Gerhoch, dans un écrit adressé à Eugène III en 1150, De corrupto ecclesiee statu, Baluze-Mansi, Miscell., II, 197 : Neque enim vel hoc ipsum car ère macula videtur quod nunc dicitur curia Rom., quse antehac dicebatur ecclesia Romana. Nam si revolvantur antiqua Rom. Pontificum scripta, nusquam in eis reperitur hoc nomen, quod est curia, in designatione sacros. Rom. ecclesise, quse rectius ecclesia quam curia nominatur... Dans son livre, De investigatione Antichristi, écrit environ quinze ans plus tard, Gerhoch dépeint sous les plus sombres couleurs le bouleversement produit dans l'Eglise par les exemptions achetées à Rome, l'orgueil, la cupidité des Romains {in Archiv fur ôsterreichische Geschichtsquellen. XX, 140 sqq). d'une façon qui complète et confirme mille fois les plaintes de S. Bernard sur le désordre occasionné par Rome.
315. (p. 92). — Saint-Génois, sur les lettres inédites de Jacques de Vitry, Bruxelles, 1845, p. 31 : Cum autcm aliquanto tempore fuissem in curia, multa inveni spiritui meo contraria, adeo enim circa ssecularia et temporalia, circa reges et régna, circa lites et jurgia occupati erant, quod vix de spiritualibus aliquid loqui permittebant.
;!-s CHAPITRE II, § 8, NOTES 294 A 321
316. (p. 92). — Epistolae Roberti G., éd. Luard, London, 1861, ep. 128, p. 432 sqq. Il proteste contre la clause « Non obstante », et termine, comme on sait, par la déclaration que « par obéissance il n'obéira pas aux écrits apostoliques », p. 436 : Propter hoc, reverendi domini, ego ex debito obedientix et fidelitatis, quo leneor, ut utrique parenti, ap. sanctissimx seuc, et ex amore unionis in corpore Christi cum ea, his, qux in prxtactum peccatum, Do I. C. abominabilissimum et humano generi perniciosissimum evidentissime vergunt, et ap. sedis sanctitati omnino adversantur et contrariantur catholicse unitati, ftlialiter et obedienter non obedio, contradico et rebello. Nec ob hoc potest inde vestra discretio quicquam durum contra me statuere, quia omnis mea in hac parte et dictio et actio nec contradictio est nec rcbellio, sed fllialis divino mandato débita patri et matri honoralio. Breviter autem recolligens dico, quod ap. sedis sanctitas non potest nisi qux in sanctiflcationem sunt, et non in destructionem ; hxc enim est potestatis plenitudo, omnia posse in xdificationem. Hx autem quas vocant provisiones, non sunt in xdificationem, sed in manifestissimam destructionem ; non igitur eas potest b. sedes apostolica...
317. (p. 92).— Salimbene, dans Affô, vita del b. Giov.di Parma,î777, p. 168 n. a : ...sed in Bomana curia his diebus parum aliud tractatur nisi de guerris et de truphis, et non de animarum salute... Audiens hsec papa ingemuit et dixit : « Sic sumus talibus consueti, quod omnia qux dicimus et facimus, utilia fore credamus. »
318. (p. 93). — Cette singulière prédiction se lit avec plusieurs autres prophéties de sainte Hildegarde, dans le Recueil de Baluze- Mansi, Miscell., II, 444-447. — Elle fut adressée par la poste romaine le 10 mars 1870 aux cardinaux et aux membres du concile, par le comité révolutionnaire romain, dit-on.
319. (p. 93). — Révélât., Rom. 1628, lib. 1, c. 41, p. 86 : Et tu qui deberes solvere animas... tu vere es animarum interfector... tu autem peior es Lucifero... tu autem non solum me vendis, sed et animas electorum meorum pro turpi lucro tuo et vano nomine... Cf. lib. 4, c. 49, p. 382 : ...quomodo (inquit) poterit intiare in s. ecclesiam, in qua foramina cardinum sunt plena rubigine et terra ?... Ideo amicum Dei non decet mansionem habere in tali templo.
320. (p. 93). — L'évêque Etienne de Tournay disait en 1192 : Bomano plumbo nudantur ecclesix. Epist. 16.
321. (p. 94). — On les trouve dans Kervin de Lettenhove, Histoire de Flandre, II, 589. Herculano, Historia de Portugal, II, 294 a extrait du Codex Vatican, 3457, un compte de l'archevêque de Braga, d'après lequel ce prélat fit distribuer par les banquiers romains en 1226 la somme de 3.000 florins à 19 cardinaux.