FOLIES SIMPLES ET CONGESTIVES
Parchappe, le premier, avait citéavecune certaineautorité des cas de paralysie générale se déclarant chez des sujets affectés d'une forme quelconque de folie simple, après lui Calmeil en cita trois observations, à son avis, concluantes, et pensa « qu'on ne saurait trop se tenir en garde contre le développement de l'inflammation cérébrale, môme alors que le dérangement des facultés mentales ne s'est d'abord manifesté que sous une forme simple î. M. Burlureaux (1) cite dans sa thèse le cas d'un malade, qui, atteint de folie simple, présenta après une rémission de huit mois des symptômes congestifs, et un an et demi après l'apparition de ces symptômes rentra à la Salpètrière affecté d'une paralysie générale. Une mort prochaine fournit l'occasion d'une autopsie qui confirma le diagnostic de paralysie générale. Dans les observations de cette nature faut-il admettre que la folie simple est
l. Burlureaux, 'Ihèse de Paris, 1874.
devenue une paralysie générale ou bien que la folie appartenait à la phase de début de lu paralysie générale? La transformation de la vésanie en paralysie ne trouve pas un défenseur en M. Bail, qui trouve « chose étrange, que l'aliénation mentale ne paraît pas créer une prédisposition à la paralysie générale, et que les vésanies proprement dites ne versent pas dans cette maladie, preuve évidente qu'il s'agit là d'un processus pathologique spécial, et qui ne ressemble guère à tous les troubles cérébraux qui engendrent l'aliénation mentale ». Nous avouons cependant ne trouver rien d'illogique ni d'anormal dans l'hypothèse que la paralysie générale peut se produire plus facilement chez un individu dont le cerveau est déjà altéré, sinon dans ses éléments, du moins dans ses fonctions que chez un individu parfaitement sain. La folie antérieure a fait de ce cerveau un <i locus minoris resislentiœ > un prédisposé, el les causes déterminantes ordinaires de la paralysie agissant sur lui, rien de plus naturel que de le voir succomber.
Nous savons ce que disait Baillarger de la folie congestive; celle-ci précédait souvent la paralysie générale qui devait être considérée comme secondaire. En 18G6, il disait : « Les folies congestives ne sont pas la première période de la paralysie générale, mais elles sont encore moins des folies simples. » Et en 1869, il écrivait dans l'appendice au Traité de Griesinger : « En résumé, bien que les auteurs n'aient pas divisé la paralysie générale en deux périodes, une congestive et une désorganisation, cette division est conforme aux faits, et c'est le seul point que nous nous proposions d'établir ».
CONGESTIONS CERKBRALES PAR SUPPRESSION d'hÉMORRIIAGIES