PROPHYLAXIE
La paralysie générale, nous l'avons vu, est rare dans l'Aveyron, parce que le département est en grande partie peuplé de cultivateurs que leur profession met à l'abri de cette maladie. Les quelques rares villageois atteints sont revenus dans leur village, après avoir commis tous les excès dans de grandes villes, où ils sont allés essayer de faire fortune comme charbonniers, cochers de fiacre (les Aveyronnais sont nombreux à Paris parmi ces deux corps de métier).
Les autres malades sont presque tous des ouvriers, mineurs, elc., habitant des centres industriels. | On ne peut guère avoir d'action directe bien forte sur ces deux classes sociales : pourtant quelques conférences faites aux adultes, par les instituteurs dans les villages, par des. =
médecins même, dans les milieux ouvriers, pourraient-elles sauver quelques-uns, en leur ouvrant les yeux, et leur montrant les dangers courus par ceux qui, ayant contracté de mauvaises habitudes, ne cherchent pas à s’en défaire; par ceux D. plus nombreux encore qui rêvent de grandes villes et partent sans connaître les dangers auxquels ils s'exposent. Disposition excellente pour n’en éviter aucun.
I faudrait surtout enrayer le développement de l'alcoolisme : et de la syphilis. On déploie pour cela de grands efforts ac-
Depot
tuellement en France.
On peut dire que déjà contre l'alcoolisme des résultats ont