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l'extension directe de la tête. La flexion directe est déterminée par la contraction des deux sterno-cléido-mastoïdiens. Leur contraction isolée fait tourner la tête du côté opposé, agissant surtout par leur portion sternale.
Les mouvements et la statique de la colonne vertébrale sont assurés surtout par les muscles des gouttières vertébrales et par les muscles de l'abdomen.
Le sacro-lombaire et le long dorsal étendent et inclinent latéralement les vertèbres ; les {ransversaires épineux du cou, du dos, des lombes sont rotateurs des vertèbres.
DuUCHENNE, de Boulogne, distingue dans le sacro-lombaire et le long dorsal deux groupes de faisceaux dont la contraction est indépendante : des faisceaux spinaux dorsaux agissant sur les cinq dernières cervicales et les sept ou huit premières dorsales et des faisceaux spinaux lombaires agissant sur les dernières dorsales et sur les vertèbres lombaires.
Le grand dorsal a un rôle important dans l’extension des vertèbres dorsales.
La flexion des vertèbres cervicales est produite par les scalènes et le long du cou. La flexion des vertèbres lombaires est déterminée par le grand droit de l'abdomen, Les grand et petit obliques.
L'inclinaison latérale des vertèbres cervicales dont le mouvement est si étendu, est produite par les intertransversaires et les scalènes par leur contraction unilatérale. Les vertèbres dorsales ne sont inclinées que par l’action des intertransversaires : aux lombes, ce mouvement est assuré par Le carré des lombes.
Il est facile d'apprécier la force des muscles moteurs de la tête en s’opposant aux différents mouvements de flexion, extension, inclinaison latérale.
Les muscles des gouttières vertébrales peuvent être explorés par l'excitation électrique qui produit leur saillie le long de
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la colonne. Pour apprécier leur force, on pratique la manœuvre suivante. Le malade est assis ; en appuyant fortement sur une épaule, la colonne subit une courbure à concavité du côté où l’on exerce la pression. On commande au malade de se redresser. Les muscles spinaux se contractent du côté opposé, avec une force que la main qui appuie sur l'épaule apprécie avec exactitude. La même manœuvre est faite du côté opposé. On peut encore apprécier la force avec laquelle le sujet penché en avant cherche à se redresser en le maintenant courbé avec les mains appuyées derrière les épaules. Les grands droits de l’abdomen, les grands et petits obliques seront explorés électriquement ; puis, on priera l’enfant de passer du décubitus dorsal à la position assise. Une main placée sur la face antérieure de l’abdomen sentira la contraction des droits, puis portée latéralement, celle du grand et du petit oblique.
Les scolioses paralytiques sont fréquentes. Elles sont la conséquence de la diminution de force, inégale d’un côté par rapport à l’autre, au niveau des muscles des gouttières vertébrales. La convexité de la courbure est généralement dirigée du côté paralysé. Une longue courbure se produit quand la paralysie a frappé les muscles d’un seul côté et dans toute la hauteur de la colonne. Si les muscles spinaux sus et sous-jacents à la déformation sont sains, des courbures de compensations équilibrent la déformation. Les scolioses paralytiques guérissent bien à mesure que les muscles traités par l'électricité, le massage et la gymnastique, se régénèrent. Si les paralysies sont étendues et graves, le tronc se plisse en accordéon quand il est vertical ; la déformation disparaît dans le décubitus dorsal. Cette déformation se fixe, mais tardivement, par la suite de lésions des corps vertébraux.
Ces scolioses seront distinguées par l’examen clinique des
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scolioses dues au raccourcissement de l’un des membres inférieurs, où à la paralysie du moyen fessier, dont nous parlerons plus tard.
La paralysie bilatérale des muscles spinaux produit de la lordose ou de la cyphose, suivant que l'atteinte porte sur les muscles lombaires ou cervico-dorsaux. Ces troubles sont beaucoup plus rares que les déviations latérales de la colonne. La lordose, due à la déficience des muscles lombaires, s'explique ainsi : à l'état normal, ces muscles font contrepoids aux viscères. Quand ils sont affaiblis, le ventre s’inclinerait en avant si le tronc ne se rejetait en arrière pour rétablir l’équilibre. Le tronc est maintenu dans cette nouvelle position par la contraction des droits de l'abdomen. La verticale tendue de l’apophyse épineuse la plus saillante en arrière passe très en arrière du sacrum. Les cuisses sont en hyperextension sur le bassin, la saillie des fesses est effacée.
La paralysie des muscles grands droits produit également une lordose, mais d’aspect différent. L’ensellure est très accentuée, le ventre fait saillie en avant, les fesses sont très saillantes, par suite du rejet en arrière du bassin. La verticale, tombant de l’apophyse épineuse la plus saillante, rencontre le sacrum,
La lordose dorsale résulte de la paralysie des extenseurs de la tête par suite de la contraction des spinaux dorsaux, Ceux-ci font porter par les Sterno-cléido-mastoïdiens le poids de la tête renversée en arrière, Le thorax est aplati d'avant en arrière, l’ensellure lombaire s’accentue.
La cyphose dorsale provient de la déficience des muscles Spinaux dorsaux. La verticale, tombant du point Je plus sail-
lant de la cyphose, passe en arrière du sacrum, mais l’ensellure reste normale,
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Traitement. — Dès qu’une attitude vicieuse apparaît dans les débuts de la paralysie infantile, il faudra maintenir l'enfant couché, Si la régression de la paralysie est lente, la position assise ne sera permise qu'avec le port d’un corset fait sur moulage. Il devra être bien appliqué, reposant solidement sur les crêtes iliaques ; sinon, les attitudes vicieuses persistera:ent dans l'appareil. Le pronostic des paralysies définitives, étendues, est grave ; le port du corset est le seul moyen d'éviter de grosses déformations. À la fin de la croissance, on pourra tenter la greffe parachidienne avec quelques chances de succès.