ACTE DEUXIÈME
CLOTILDE
Je le connais, votre frère ! Vous désirez sortir, c'est bien, sortez.
ADÈLE
Merci, Madame, (ciouide se dirige Te» u pone du fond). Madame ne voit plus rien à me commander?
Non. Que la cuisinière ne s'éloigne pas et que Monsieur l'ail à sa disposition, quand il rentrera s'habiller.
ADÈLE
Oui, Madame. Madame ne veut pas que j'aille lui chercher une voiture?
CLOTILDE
C'est inutile. J'en trouverai une sur mon chemin.
ADÈ7.E, suivaat ClollKIe.
A revoir, Madame, bon plaisir.
Arrivées h la porte du fond, un coup de timbre lej arrête bruïqurment; pause. ADÈLE.
On a sonné, Madame.
CLOTILDE
J'ai bien entendu. (Rerenant en scène.) Trois heures ! Il ne m'a pas vue depuis fort longtemps! Il sait que c'est aujourd'hui le dîner des économistes! Je devais ra'attendre quelque bourrasque de sa part !
Gn deuxième coup de timbre.
ADÈLE
Qu'est-ce que Madame décide?
CLOTILDE
^Uez ouvrir, Adèle, je n'y suis pour persoane.
ADÈLE
Si c'était M. Lafont? Madame.
Je vous ai dit pour personne^e ne reçois pas M . Lafont plutôt qu'un autre.
ApÈLE.
Bien, Madame.
CLOTILDE
Laissez vos portes ouvertes, que j'entende ce qu'on vous dira. S'il s'agissait d'une affaire pour mon mari, vous feriez asseoir et je viendrais.
ADÈLE
C'est compris, Madame, (un troisième coup de timbre.) En voilà de l'impatience et bien inutile !