‹ La Parisienne; comédie en trois actesChapitre 25 sur 59 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

pas d'ailleurs. Aviez-vous une raison au moins, un prétexte, quelque découverte bien terrible et que vous ne pouviez pas garder plus longtemps.

LAFONT

J'ai craint, je vous l'avoue, que vous ne fussiez souffrante.

CLOTILDE

C'est très gracieux de votre part. Vous m'avez vue, vous

êtes rassuré, (EUe lul montre là porte, en imitant le toI d'un oiseau

avec la main.) EUVOICZ-VOUS .

Un temp«.

LAFONT

Vous sortez?

CLOTILDE

11 me semble que je sors. Je n'ai pas l'habitude de me promener avec un chapeau dans mon appartement.

LAFONT

Vous êtes pressée ?

CLOTILDE

Je suis en retard.

Nous ne décidons rien.

CLOTILDE

Qu'est-ce que cela veut dire?

LAFONT

Je pensais que nous dînerions ensemble, si je suis toujours l'amie de pension.

CLOTILDE

Il n'y a plus d'amie de pension, ni pour vous ni pour personue. J'ai réfléchi que ces escapades dans les restaurants avaient toutes sortes d'inconvénients. Elles m'entraînent dans des mensonges qui me révoltent et que je ne veux pas continuer. — Est-ce que je n'ai pas raison ?

LAFONT

Ne me demandez pas ce que je pense.

CLOTILDE

Vous m'en voulez?

LAFONT

Je m'attends à tout maintenant.

CLOTILDE

C'est toujours le plus sage, on n'a pas de déceptions de cette manière.

Un temps, LAFONT, allant & elle.

[Asseyez-vous de bonne grâce, et causons bien affectueusement.

CLOTILDE

Je n'ai pas le temps... de causer. Un autre jour, demain, si vous voulez.

LAFONT

Demain je vous attendrai et il y aura quelque chose encore, au dernier moment, qui vous empêchera de venir.

CLOTILDE

Wous refusez demain?... A votre aise. Ça me convient parfaitement. Je ne suis jamais presséej de me trouver avec des gens mécontents et désagréable^

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