ACTE TROISIÈME
ladroits qui ne nous aiment pas comme nous le voudrions, ou dos ingrats, ce qui est pis, qui n'ont de l'estime et de raffectkm que pour eux-mêmes ! Vous avez raison du reste. \Le plus sage serait de ne connaître ni les uns ni les autres; de se fermer les yeux; de se boucher les oreilles; de se dire courageusement : ta place est là, restes-y. La vie ne serait peut-être pas très drôle ni très palpitante, mais on s'éviteraiti)ien des tracas, bien des déceptions et bien des regrets.^
Qu'avez-vous?
Laissez.
Vous pleurez ?
CLOTILDE
Et bien sincèrement, je vous ratteste.
SIMPSON
Pourquoi pleurez-vous, ma chère?
" CLOTILDE
Est-ce qu'on sait ? Il y a un peu de tout dans les larmes d'une femme"; --
SIMPSON
Je serais désolé que mon départ. . .
CLOTILDE
Non. Ne vous faites pas plus coupable que vous ne l'êtes. On se rencontre, on se plaît, on se sépare, c'est l'histoire de tous les jour/TMais, messieurs, vous êtes bien ^ 4.
6ft LA PARISIENNE
accommodants pour obtenir nos bonnes grâces et bien sévères quand nous vous les avons accordées. Allons! Il faut que j'appelle mon mari, qui nous laisserait ensemble jusqu'à demain avec sa bonne foi et cette sublime ignorance de toutes nos folies^-^Lui tendant la main.) Ditcs-moi adicu. Gardez de ces cinq mois un bon souvenir, c'est tout ce que je demande. Gardez-le pour vous seul, comme vous le devez et comme je peux y compter de votre part. C'est à vous que nous devons d'avoir réussi dans ce que nous désirions, mais le service n'est venu qu'après la faute, et il n'était pas nécessaire. Si vous voulez, un jour, en passant, me serrer la main, vous connaissez maintenant la maison 6h vous avez fait tout ce qu'il faut pour y être bien reçu.
SIMPSON
Vous êtes charmante.