‹ La Paroisse de St-Romuald d'Etchemin avant et depuis son érectionChapitre 62 sur 73 · IV. — Un coup d'ceiu sur le St-Romuald d'aujourd'hui · texte numérisé non relu

IV. — Un coup d'ceiu sur le St-Romuald d'aujourd'hui

La paroisse de St-Romnald d'Etchemin est bornée au nord-ouest par le fleuve St-Laurent, au sud-ouest par la rivière Chaudière, au sud-est par les paroisses de Notre- Dame de Char n y et de St-Jean-Chrysostôme et au nordest par la rivière Etchemin. Il faut cependant y ajouter, depuis 1881, une étendue d'environ quarante-sept arpents en superficie, située au nord-est de la rivière Etchemin, dans la paroisse civile de St-Télesphore et annexée, pour les fins religieuses, à la paroisse de St-Romuald

La paroisse est divisée géographiquement en trois parties distinctes, comme suit :

I ° La partie d? Etchemin depuis le pont qui traverse le chemin de fer au nord-est de la rivière Etchemin jusqu'à la pointe Benson ;

2° La partie du Nezu-Liverpool qui s'étend, sur les bords du fleuve, depuis la pointe Benson jusqu'à la rivière Chaudière où est construit le pont Garneau ;

30 La partie du Saiit qui commence sur les hauteurs de la Côte Ronge et finit aux limites de Notre-Dame de Charny.

Dans ces trois parties ou divisions de la paroisse, il y a deux églises : une dans la division d'Etchemin pour tous les catholiques romains de la paroisse, et une autre, sur le sommet de la Côte Rouge, pour tous les protestants.

II n'y a qu'une municipalité rurale.

Mais il y a trois municipalités scolaires ayant chacune une commission scolaire avec écoles, à part d'une commission dissidente pour les protestants.

Nous jeterons un coup d'œil rapide sur ces trois divisions de la paroisse.

1° Etchemin.

Cette partie de la paroisse n'est plus recouverte d'une épaisse forêt de bois de toute sorte comme elle l'était dans les temps primitifs ; c'est à peine si l'on y voit quelques vieux ormes, sur les bords du fleuve, ou quelques arbres plantés pour servir d'embellissement. Mais la disposition du terrain en amphithéâtre est toujours la même.

Au bord du fleuve, depuis la rivière Etchemin jusqu'à la pointe Benson, l'espace est presque partout occupé par des édifices de toute sorte ; il n'y a des éclaircies que sur les propriétés de MfyL Narcisse Cantin et Etienne Simard.

C'est dans cette partie que l'on trouve l'hôtel-deville, la banque, deux bureaux de poste, beaucoup de beaux magasins, des hôtelleries et un grand nombre de résidences privées parmi lesquelles il y en a de très jolies. C'est là que sont les moulins Atkinson, la manufacture Fitch, et un peu plus bas les moulins Gravel, dans St-Télesphore. C'est là que le tramway électrique venant de Lévis, transporte avec rapidité les passagers de St-Romuald à Lévis et à Québec, pendant, que à la pointe Benson, le bateau à vapeur u Le Frontenac," appai tenant à la Compagnie Maritime et Indtistrielle de Levis, voyage entre St-Romuald et Québec. C'est là que l'on a commencé en 1905, au nom de la compagnie du crédit municipal, un grand aqueduc en fer. C'est là aussi que les habitants des paroisses voisines viennent en grand nombre vendre leurs denrées aux familles nombreuses qui résident dans les maisons bâties sur le grand chemin ou sur les rues transversales. C'est là véritablement que se trouve le centre des affaires.

Sur le sommet de la première élévation, on aperçoit l'église, le presbytère, le collège, le couvent et un grand nombre de maisons, surtout aux approches de la rivière Etchemin. Une manufacture y est en construction. C'est sur cette élévation que passe le chemin de fer du Grand-Tronc, utilisé par l'Intercolonial ; une gare est construite à peu de distance de la rivière.

Sur toute cette étendue, il y a encore des terrains considérables qui sont très-propices pour la construction des maisons.

La seconde élévation, que l'on, appelle la grande côte, ne contient aujourd'hui que le cimetière avec sa chapelle, et le monastère des Trappistines près de l'Etchemin.

Qui peut dire ce qui se passera à Etchemin dans les cinquante ans qui vont suivre ? Comme nous ne sommes pas prophète, nous ne pouvons pas prophétiser.

Cette partie de la paroisse a perdu de son ancienne splendeur. Peu de bâtiments viennent aujourd'hui y chercher les bois de commerce pour les transporter en Angleterre. Les moulins Benson et Ritchie sont disparus. Dans la belle anse de New-Liverpool, le chantier de M. Wade est loin d'avoir l'importance qu'avait celui de M. Benson. Les maisons démesurément longues que l'on y voyait autrefois ont fait place à d'autres bien moins considérables. Il y a une maison d'école dirigée des maîtresses diplômées, et, autour de cette maison d'école, il y a un groupe de résidences privées, un bureau de poste, des magasins, etc. Mais depuis la pointe Benson jusqu'au pont Garneau, il n'y a plus cette activité que le commerce de bois entretenait.

En sera-t-il toujours ainsi ? Nous le croyons pas. La vaste et splendide anse de New-Liverpool devra attirer un jour les regards des capitalistes qui viendront, comme autrefois, y amasser de grandes fortnnes, non pas peut-être dans le commerce de bois, mais dans d'autres industries très-importantes.

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