LA GRAMMAIRE
1. Il y a cinq espèces de signes orthographiques. I ° les accents au nombre de trois : l'ac-
cent circonflexe (tête); l'accent grave (père); l'accent aigu (bébé). 2° la cédille (français). 3® le tréma (haïr). 4® l'apostrophe (l'homme). S*' le trait d'union (peut-être).
Il y dix classes de mots: le nom, l'article, l'adjectif, le pronom, le verbe, le participe, la préposition, l'adverbe, la conjonction, l'interjection.
Il y a deux genres en français, le masculin et le féminin. Nous n'avons pas le neutre.
Le verbe est la principale partie du discours. Il y a des verbes personnels et des verbes impersonnels: les parents aiment leurs enfants: il faut.
Il y a des verbes actifs, des verbes passifs, des verbes réfléchis.
Il y a en français cinq conjugaisons. La première a l'infinitif en er: aimer; la seconde a l'infinitif en ir avec l'imparfait en issais: finir, je finissais; la troisième a l'infinitif en ir avec l'imparfait ^n ais: sentir ^ je sentais; la quatrième a l'infinitif en air: avoir; la cinquième a l'infinitif en re : prendre.
George, sais-tu conjuguer le verbe aimer? — ye connais le présent et le prétérit, yainte, j'aimai. — Conjugue le prétérit sous la forme interrogative. — Aimaife, aimas-tu, aima-t-il, aima-t-elle, aima-t-on, aimâmes-nous^ aimâtes-vous^
aimer entMs, aimèrent-elles? — Le voîci sous la forme réfléchie: Je m'aimai, tu t*aimas, il s*aima, elle s*aima, on s*aima, nous nous aimames, vous vous aimâtes, ils ou elles s'aimèrent. Connais-tu le futur du verbe aimer? — Non. — Et le présent de Tindicatif du verbe avoir? — Oui: faiy tu as, il ay elle a, on a, nous avons y vous aveZy ils ont, elles ont. — C'est bien. Ajoute le présent du verbe avoir à Vinûnitii aimer. — Aimer j'ai. — Oui; mais mets le pronom à sa place naturelle, avant le verbe. — y aimer ai. — Unis la terminaison au radical. — y aimerai. — Continue. — Tu aimeras, il aimera, nous aimerons, vous aimerez, ils aim£ront. — Forme de la même manière tous les futurs ainsi: finir, dire, apprendre. — Je finirai, je dirai, j'apprendrai.
Le futur du verbe être est irrégulier. C'est je serai. Continuez, mademoiselle. — Tu seras, il sera, elle sera, on sera, nous serons, vous serez, ils ou elles seront. — Quel est le futur passif de aimer? — y e serai aimé, tu seras aimé. — Le futur du verbe avoir aussi est irrégulier : j'aurai. — Continuez. — J'aurai, tu auras, il aura. — C'est bien. Quel est le futur antérieur de finir? — y* aurai fini. — A quelle heure avons-nous fini la leçon précédente? — Notes l'avons finie à onze heures. — ^Aurons-nous lini aujourd' hui à la
même heure? — Nous aurons fini. — N'aurons nous pas fini plus tôt ? — Je ne sais. — Ne faut-îl pas consacrer une heure entière à l'étude du français chaque jour? — Oui. — Commençons à Theure et finissons à Theure tous nos exercices. C'est une bonne habitude.
3. George, connais-tu le verbe se flatter? — Oui. — Peux-tu conjuguer ce verbe au présent de l'indicatif sous sa forme interrogative? — Ressayerai. Me flatté'je? — ^Tu prononces bien.
Dis-tu, je me flatté? — Oui, au prétérit. — Certes, avec la terminaison ai. Mais au présent? — Je me fiatte. ^-Pourquoi ne dis-tu pas, me flatte-je? — Cela est sans harmonie. — Voilà pourquoi le français dit flacté-je, aimé-je, etc. Continue à conjuguer.— J/<fyZa://i^/V.^— Souvent on interroge sous une autre forme : est-ce que je me flatte, estce que tu sais, est-ce qu£ tu aimes, est-ce qu' il se flatte. Recommence encore, mon ami. Je ne t'interromprai plus. — Est-ce que vous ne m'interromprez pas, si je fais une faute? — ^J'ai confiance que tu n'en feras pas. — Me flatté-je, si je vous crois? — ^Je te félicite, George, de me comprendre aussi bien. Te voilà engagé dans un travail difficile. Aie le courage de continuer, et fais marcher la première personne avec la première, la seconde avec la seconde, etc. — •
Me flatté'je, si je me crois? Te flattes-tu^ si tu te crois? se flatte- t-il, s' il se croit? se flatte-t-elhy si elle se croit? se flatte^t-ofty si on se croit? nous flattons-nous, si nous nous croyons? vous flattez-vouSy si vous vous croyez? se flattent-ils, s'ils se croient? se flattent-elles, si elles se croient? '
Quel est le futur du verbe voir? — U après votre explication c'est je voirai. — Non ; c'est je verrai. Voîr est un verbe irrégulier. Et le futur de savoir? — Je ne le connais pas. — C'est je saurai. J'espère que vous saurez votre leçon demain, comme vous l'avez sue hier, et comme vo\xs»\2i savez aujourd'hui. Vous comprenez aujourd'hui, hier, demain^ le présent, le passé et le futur ou l'avenir.
Quel est le futur du verbe aller? — J'irai. — Aller est très irrégulier, ye vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont. Le participe passé est allé. Et le parfait? — J'ai allé. — Non, c^stje suis allé. Conjuguez ce temps, madame. — ye suis allé, tu es allé, il est allé, nous sommes allés, vous êtes allés, ils sont allés.
4. Es-tu venu à /' école hier, George ? — ye suis venu. — Où? — À r école. — Ici? — Oui. — Remplace ici par y, et place y avant le verbe. — y y suis venu. — Y viendras-tu demain? — y y vien-
drai. — ^Tu te proposes d' y venir, mais tu n'es pas sûr d' y venir. L'homme propose, et Dieu dispose.— y^? me corrige^ monsieur^ et je dis; je me propose d y venir. — Y viens-tu tous les jours ? — y y suis venu tous les jours passés, el j'espère y venir tous les jours d^ classe. — À la bonne heure.
Le v^ïh^ faire est extrêmement important Savez-vous le conjuguer? — Non, monsieur.
— Voici le présent: Je fais^ tu fais, il faity nous faisons, vous faites, ils font. Le prétérit : Je fis. Le futur : Je ferai. Quelle est la forme in terrogative "i^Fais-je f fis je ? feraije ? — Ou bien ? — Est-ce que je fais ? Est- ce que je fis? Est-ce que je ferai? — Et sous la forme réfléchie? — Je me fais, je me fis j je me ferai. — Il faut un régime direct, n'est-ce pas, à je me fais ? ainsi, je me fais un bifteck. Où est dans cette phrase le régime direct? — Un bifteck. — Et le régime indirect? — Me. — C'est bien. — Conjuguez je m^ fis un bifteck. — Je me fis un bifteck, tu te fis un bifteck, il se fit un bifteck, elle se fit, nous nous fîmes, vous vous fîtes, ils se Jirent, elles se firent un bifteck. — ^Je me fais un plaisir de vous enseigner. Vous faites-vous un plaisir d'apprendre ? — Nous nous faisons un grand plaisir d apprendre le français. — Adieu.