CHAPITRE V
LA PAROLE INTÉRIEURE ET LA PENSÉE. — PREMIER PROBLÈME : LEURS POSITIONS RESPECTIVES DANS LA DURÉE.
§ 1. Ce que c'est que comprendre, — § 2. Le mot précède l'idée ou la suit. Comment le mot et Tidée paraissent simultanés. — § 3. Examen des objections. Le langage, auxiliaire de la pensée. — § 4 et 5. Conséquences. Le langage, auxiliaire de la pensée (suite). — § 6. Corollaire : les inventeurs et les vulgarisateurs. — § 7. Nouveaux faits à Tappui. Conclusion.
La parole intérieure est une image; la pensée, prise en elle-même, contient aussi des images, si même elle n'est pas, comme on l'a soutenu, une simple succession
de groupes d'images : voeTv «pavTacria t(ç l<m , ?! [t.^ dfveu
çavracriaç ^ La pensée et son signe intérieur ne sont donc pas à ce point hétérogènes qu'il soit superflu de les distinguer.
Cette étude s'impose encore à nous pour une autre raison : c'est que la signification est un caractère très important, bien que nullement intrinsèque, de la parole intérieure. Cette image, qui n'est jamais externée, qui rarement est reconnue, qui n'a d'ordinaire ni un objet