‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 52 sur 176 · WoLF, dans C. B. Acad. des Se, GLI (1910, II · texte numérisé non relu

WoLF, dans C. B. Acad. des Se, GLI (1910, II

foi: lia écrit U astronomia nelVAntico Testamento'^, où sa foi de catholique est souvent exprimée et toujours sous-entendue. Il s'y tient d'ailleurs, comme savant et comme critique, à égale distance de ceux qui nient le surnaturel, et de ceux qui veulent chercher dans la Bible des révélations d'ordre scientifique. Peu de temps avant sa mort, en juin 1909, rendant compte d'un ouvrage d'astronomie populaire, Nei Cieli, publié par le cardinal Pietro MafR, il écrivait : « Qui parle donc encore d'antagonisme entre la science et la foi ? Si un moment on a pu y croire, ce fut un mauvais songe maintenant à jamais évanoui à la lumière de la vérité. Et comment pourrait n'être pas favorable à la religion une science telle que l'astronomie, dont l'étude peut être appelée un perpétuel hommage à la sagesse suprême qui gouverne le monde ; une science dont chaque découverte est un hymne d'émerveillement et d'adoration qui jaillit de toute âme capable du grand etdubeau^?»

Au-dessous des grands noms, parmi ceux qui comptent encore, on pourrait sans doute en recueillir quelques-uns pour la liste des incroyants ; mais pas beaucoup. Les astronomes sont généralement religieux.

1. Milan, Hœpli, 1903. Les affirmations sans références nous ont été fournies par un correspondant bien renseigné.

2. Voyez le Berico, de Vicence, n» 122, 3 juin 1909, et les principaux organes de la presse, à cette date.

DANS l'astronomie 83

Il y a d'abord toute une pléiade de prêtres : Charles Bossut (1730-1814), Giuseppe Piazzi (1746- 1826), Giovanni Inghirami (1779-1851), Filippo Gecchi ( ? -1887), Marian Koller (1792-1886), Francesco Denza ^ (1834-1894), Francesco de Vico (1805-1848), Stephen-Joseph Perry"' (1833-1889), et tant d'autres. Angelo Secchi (1818-1878), surtout, « le plus grand parmi les très grands », comme disait de lui Franc. Denza, celui du moins dont les idées ont été les plus originales et l'influence la plus féconde. C'était un jésuite et le directeur de l'Obseivatoire du Vatican \

Parmi les laïques, quelle pléiade aussi ! Et comment les dénombrer ? Nommons, du moins, Rodolphe Wolf (1810-1893), directeur de TObserva-

1. Denza était un Barnabite. Il fut directeur de ^Observatoire de Moncalieri, dont il fit la renommée; puis de l'Observatoire du Vatican, où il succéda au P. Secchi. Il s'est distingué surtout comme météorologiste. Il a fondé la Société Météorologique Italienne, dont il fut le président de 1882 à 1883.

2. Perry, directeur de l'Observatoire de Stonyhurst, était un jésuite, et, six fois, la Société Royale Astronoinique de Londres le désigna pour diriger une expédition scientifique lointaine. C'est dans la dernière qu'il trouva la mort. 11 fut surtout un observateur remarquable : « A cet égard, personne au monde ne peut être comparé au P. Perry », écrivait 0. CoUandrcau, de l'Observatoire de Paris (d'après ïhiriox. Revue des Questions scie?itifiques, XXVII, 1890, p. 204). Voj'ez A.-L. Cortie, Father Perry, the jesuit astronomer, a sketch of his live, v.ork and death., London, 1890.

3. Voyez article Secc/ii dans LessfcoEccZesî'asiico, Milan, ouF. Vallardi et Carlo ^iica.ve\Vi, Délia vita e délie Opère del Padre Secchi. Roma, Civiita Caltolica. Presque tous les observatoires fondés avant le xi.x» siècle sont dus à des religieux, surtout à des Bénédictins, Jésuites et Augustiniens. Voyez J.-A. Zahm, Catholic Science and Catholic Scientists. Philadelphie, KUner, 4« édit., 1894, pp. 76 sq.

toire de Zurich, et Alfred Gautier (1793-1881), directeur de l'Observatoire de Genève; Heinrich- Wilhelm-Matthias Olbers (1758-1840), dont le nom reste attaché à l'histoire des petites planètes ; Friedrich-Wilhelm Bessel (1784-1846), son disciple et son ami, directeur, à vingt-six ans, de l'Observatoire de Kœnigsberg ; Johannès-Frank Encke (1771- 1865), dont on a donné le nom à une comète ; Josepli- Johannès von Littrow (1781-1840), directeur de l'Observatoire de Vienne et inventeur des télescopes dialy tiques ; Johannès-Heinrich von Màdler (1794- 1874), directeur de l'Observatoire de Dorpat i ; John- Cough Adams (1819-1892), qui, par ses propres calculs et presque en même tem.ps que Le Verrier, aboutit aux mêmes conclusions sur l'existence de Neptune ' ; Karl Kreil (1798-1862), directeur de l'Observatoire de Prague, puis de Vienne, dont on proclamait les « convictions religieuses profondes ^ »; Gaspard Santini (1787-1877), à l'Observatoire de Padoue, dont la grande piété a fait croire qu'il était prêtre ; Johannès von Lamont (1805-1880), à l'Observatoire de Munich et de Bogenhausen, très dévoué aux œuvtes catholiques ; Laurent Respighy

1. Sur les sentiments religieux des astronomes ci-dessus, voyez Kneller, 180, 86, 85, et Dennert, 38, 42.

2. La découverte d'Adams fut même un peu, « très peu, antérieure à celle de Le Verrier, mais son travail ne fut pas publié en temps utile, et la priorité appartient sans conteste à Le Verrier, qui n'eut pas connaissance de son travail ». Rouse Ball, Hist. Math., II, 228.

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