‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 90 sur 176 · M.\x. Marie, XI · texte numérisé non relu

M.\x. Marie, XI

144 LES CROYANTS Eï LES PROGRÈS DE LA SCIENCE

carrière ecclésiastique, à laquelle il songeait d'abord, pour se consacrer à la science, il resta du moins fidèle à sa foi, et il s'endormit, écrivait son fils à l'Académie de Munich, « dans une paix profonde et dans l'espérance du salut parfait en Jésus-Christ i ».

Jacques Babinet (1794-1872), mathématicien, météorologiste, physicien, qui a inventé ou perfec- % tionné divers appareils de physique, le robinet qui porte son nom, un polariscope, un goniomètre, etc.. Si sa mort fut cruelle, disait l'abbé Moigno, « nous avons eu du moins la consolation de voir m.ourir notre illustre savant dans les sentiments d'une foi sincère et d'une résignation vraiment touchante "" ». M. Faye disait sur sa tombe : « Réconcilié avec tous, et par-dessus tout avec Dieu, vous avez révélé dans cette longue agonie la force de votre âme, et, si vous laissez à vos enfants un nom célèbre, dignem.ent porté par eux, vous laissez à vos amis l'exemple consolant et fortifiant d'une belle mort ^ »

Joseph Plateau (1801-1883), qui, aveugle à partir de 1843, n'en continue pas moins son magistral enseignement sur la lumière. « Plus il avait approfondi les mystères de la nature, plus il s'inchnait devant les mystères de l'ordre surnaturel » ; et il appelait la propagande de l'irréligion, « un crime de lèse-humanité '\ »

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