Cité par Traire
198 LES CHOYANTS Bf I.tëS l'BOGHKS DE LA SCI1
heureusement — que « des hommes de passage1. »
Les faits n'ont pas confirmé le point de départ ni les conclusions de leurs doctrines; mais, au contraire, ils ont démontré, de plus en plus, que si la lésion organique A son importance, la résistance vitale a aussi la sienne, de beaucoup la plus considérable 5 et que la maladie est avant tout une crise, une lutte où le vivant, attaqué, cherche à se défendre.
§ 4. — Chefs d'école croyante.
Dans la première partie du xixe siècle, « le monde médical professait en grande majorité les idées de Broussais et de Rostan - * . Mais en face de ces doctrines néfastes, se placent, groupés sous des noms divers : Ecole de Montpellier, vitalistes, animistes, etc., les véritables disciples et continuateurs de Bichat.
Ge grand homme, dans sa rapide carrière, avait jeté partout des idées fécondes, et sort héritage « était colossal. Il Contenait en germes toute cette science moderne dont nous sommes si fiers.. > La portion la plus importante de cet immense héritage, l'anatomie pathologique, échut à Laënnec, à Bayle, à Dupuytren et à Récamier. Ayant à leur tète Laënnec entouré de nombreux disciples — dont ies plus brillants furent Cruveilhier et An-
1. Got'ftAUD 'Revue des Deux Mondes, ttrf. cité, p. 333) applique cette expression à Brotissàis.