A de Lafparent, La philosophie minérale. Œuvre pos
Just Haùy (1743-1822) en a bâti « l'édifice aussi simple que majestueux 1 » ; la loi de symétrie, la loi des décroissements ou, comme on dit de nos jours, des paramètres, et la notion de la molécule intégrante en marquent les lignes essentielles. Auguste Bravais (1811-1863), « génie comparable à Fresnel », a en quelque sorte repensé et rebâti toute l'œuvre, sur le même plan élargi, faisant, « de la doctrine cristallographique, le monument le plus complet et le plus harmonieux que les sciences physiques aient encore édifié2 ». François-Ernest Mallard enfin (1833-1894), en a, peut-on dire, achevé et aménagé le détail, en même temps qu'il en démontrait l'élégance et la solidité 3.
Rome n'appartient pas au xix* siècle. Nous insisterons sur les trois autres.
R.-J. Haiiy, le frère de Valentin qui fut le grand bienfaiteur des aveugles*, était prêtre et un excellent prêtre. Simple professeur de seconde au Collège Cardinal, il voyait « MM. de Lagrange, Lavoisier, de Laplace, Fourcroy, Berthollet et Guyton de Morveau, dont il aurait à peine osé se dire le disciple », venir lui demander, dans sa
thurae. Paris, Bloud, 1910, p. 94. C'est aussi un Français, Carangeot, qui, préparant des modèles en argile pour les travaux de Rome, imagina le premier gonomètre (instrument pour mesurer les angles).