Henri de Huntingdon. M. H. B. 763. B
voit les importants vestiges de lanciennc abbaye et un quartier de Battle avec son église paroissiale. La ville s'étend aussi vers le nord-ouest de l'isthme dont nous venons de parler et c'est là que se livra l'action décisive. Une sorte de ravin, arrosé par deux petits ruisseaux qui viennent se joindre au pied de la colline, sépare l'extrémité sud-ouest du champ de bataille de l'isthme en question. A l'extrémité sud-est, c'est-à-dire, du côté par lequel on arrive de Hastings, la pente est plutôt douce ; mais si l'on contourne l'extrémité est de la colline qui prend, à cet endroit, une forme un peu fourchue, le terrain du côté du nord, c'est-à-dire du côté de l'église paroissiale, est extrêmement tourmenté. Le long du front sud, c'est-à-dire à l'endroit faisant face aux Normands, la cote des hauteurs varie beaucoup. La partie la plus élevée et la plus escarpée est occupée, actuellement, par les bâtiments abbatiaux. Un peu plus loin, vers l'ouest, la pente devient plus doace et rend l'accès plus facile ; mais, à cet endroit, se détache de la colline une éminence qui se dresse, comme une sentinelle, sur le front de la colline principale : elle devait jouer un rôle très important dans la bataille.
C'est contre cette colline, sur laquelle Harold était solidement retranché derrière une palissade, qu'au matin du f\ /} d 14 octobre, l'armée de Guillaume s'avança en bon ordre. //^ * ^/UJ^'^''^ Elle formait trois corps ; à gauche le^ B'etons, les Poitevins "^-^^ iJIma *^ et les hommes du Maine sous les ordres d'Alain de Bre- ^f^ %^/7^^^^**^ tagne, ayant auprès de lui Raoul de Norfolk, dit aussi «ys ^^Zjj^ -Êc ^ Raoul de Gaël ; à droite, Roger de Montgommery avec les }*^"*^''^l L. fij-x, hommes de Boulogne et de Poix et tous les mercenaires U J)^^^ français ; dans ce corps se trouvaient Guillaume Fitz «?&«)(• /f Osbern et Eustache de Boulogne. Au centre, entre le contingent breton et le contingent picard, de même que la Normandie se trouve entre les deux paj^s d'où venaient ces troupes, se pressait l'armée normande. ' Chacun de ses corps formait aussi trois divisions selon la nature des troupes qui la composaient. La première division en ligne