‹ La Pasteurellose des bœufs et des buffles en IndochineChapitre 21 sur 64 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Dans l’œdème, dans le sang du malade, c’est-à-dire - en culture in s1v0, la pasteurella du bœuf et du buffle ne produit pas d’exotoxine en quantité appréciable, décelable par l’inoculation aux espèces les plus sensibles à l’action du microbe lui-même;le fait que les veaux et bufflons à la mamelle ne présentent pas de troubles sérieux pendant l’évolution de la maladie chez leur mère, semble bien indiquer aussi que de tels poisons ne sont pas libérés dans ces conditions par le germe pathogène.

Des cultures en milieu artificiel par contre, il est possible d’extraire un produit capable de tuer le lapin mais plus ou moins sûrement et plus ou moins rapidement.

On pourrait donc admettre, en premier examen, qu’in vitro, la pasteurella du bœuf élabore une toxine soluble nocive pour le lapin, mais il importe de tenir compte dans l’appréciation de son activité réelle, voire même de son authenticité, de la présence simultanée dans le liquide filtré, et des produits de déchet de la culture microbienne — produits qu’à l'inverse du liquide nutritif, l'organisme résorberait ou neutraliserait — et des résidus somatiqués résultant de la mort

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des microbes, résidus éventuellement générateurs d’endotoxines (1).

Il paraît difficile d'établir avec quelque certitude, la part qui revient à chacun de ces facteurs dans la genèse des accidents observés chez le lapin.

(1) Dans le même ordre de faits, Voges a observé que les cultures stérilisées de pasteurella du porc sont beaucoup plus toxiques pour la souris et beaucoup plus actives sous la forme de vaccins, lorsqu'elles contiennent des corps microbiens que lorsqu’elles ont été préalablement filtrées.

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