PIQURES D’INSECTES
L’éventualité de ce mode de pénétration méritait de retenir l’attention et, effectivement, certains auteurs ont réussi à contaminer par piqûres d'insectes; néanmoins 1] ne semble pas probable que le virus soit apporté fréquemment dans les tissus par ce moyen; on peut admettre en effet, par simple déduction expérimentale, que toute piqûre virulente est susceptible de donner lieu, là où elle est réalisée, à l’évolution d’une lésion localisée; mais cette lésion devrait apparaître en un point quelconque du corps, variable avec la fantaisie de l’insecte et les circonstances essentiellement changeantes qui peuvent le porter à piquer 1c1 plutôt que là, en avant ou en arrière, à droite ou à gauche; or c’est dans la région gutturale et à la partie supérieure des membres antérieurs que se rencontrent le plus souvent, au dire de tous les auteurs et avec une fréquence nettement prédominante les altérations spécifiques dans la pasteurellose du gros bétail; ailleurs elles sont rares et celles qui se développent sur le troncen particulier,n’apparaissent le plus souvent que comme résultant de l'extension des foyers électifs.
D'autre part, et en considérant les choses du point de vue épidémiologique, on port s'attendre dans l’hypothèse envisagée, à ce qu'ici où la faune entomologique se développe à certaines époques avec une surabondance impressionnante, tous les animaux d’une région soient simultanément frappés lorsque l’hôte transmetteur s’est abattu sur une proie virulente; or les pasteurelloses du gros bétail n’affectent cette allure envahissante que de façon tout exceptionnelle en Indochine.