‹ La Pasteurellose des bœufs et des buffles en IndochineChapitre 56 sur 64 · XIV. — PROPHYLAXIE MÉDICALE · texte numérisé non relu

XIV. — PROPHYLAXIE MÉDICALE

Si l’on peut espérer d’une prophylaxie médicale bien comprise, une amélioration sensible de l’état actuel des choses, il serait illusoire d’en attendre l’éradication rapide et totale de la contagion, car, là où notre intervention s’imposerait impérieusement — zones marécageuses peuplées d'importants troupeaux de buffles, au sud de nos possessions notamment — des circonstances de tous ordres la rendent difficile, tandis que dans les régions où les procédés d’immunisation pourraient être mis en œuvre aisément, — pays secs où les animaux bien domestiqués sont groupés en petits troupeaux — des considérations économiques commandent d’en réduire l’applhication.

Dans les pays où la pasteurellose se présente par cas sporadiques, ou en foyers restreints, il n’est pas indiqué de pratiquer la vaccination systématique du cheptel; on doit, lorsqu'apparaît la maladie, se borner à prévenir l'extension de la contagion; pour cela il serait avantageux de soumettre d’abord, dans le foyer même, tous les animaux menacés à l’injection préventive du sérum spécifique, puis de les vacciner le plus tôt possible ou encore plus simplement de renouveler après quinze Jours le traitement sérique.

Dans les régions où la maladie sévit sous forme enzootique ou épizootique, la vaccination systématique du bétail s’imposerait au moins dans les centres où l’infection se manifeste le plus fréquemment; l’immuni-,

sation périodique des effectifs tous les deux ou trois ans, complétée par la vaccination annuelle des jeunes animaux sevrés et non encore traités, suffirait semble-t-1l à écarter tout danger d’épidémie grave, sans sortir de Vordre des interventions réellement praticables à l’heure actuelle par le service local des épizooties.

En attendant les effets de cette opération, toute nouvelle menace de pasteurellose envahissante serait Jugulée par la vaccination immédiate des effectifs cantonnés à la périphérie du foyer.

Au sein même de celui-ci la seule mesure pratiquement recommandable serait la séro-prévention hâtive des animaux de valeur, reproducteurs de choix et sujets importés notamment.

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