‹ La Pastorale italienne et l'"Aminta"Chapitre 16 sur 20 · Cf. Baldinucci, Notifie de' profess. dcl disegno · texte numérisé non relu

Cf. Baldinucci, Notifie de' profess. dcl disegno

Pourtant, il y a tout lieu de supposer que jamais Guarini n'eût songé au Pastor Fido s'il n'avait pas vu YAminta. A propos du Pastor Fido, le Napolitain Manso, hôte et servant de Tasse, raconte ce trait intéressant l : « Une copie de la pièce de Guarini, nouvellement arrivée à Naples, fut lue à Torquato devant Pignatelli, Toraldo et moi. Comme on demandait au poète son sentiment sur la pièce, il répondit : « Elle me plaît beaucoup, mais j'avoue ne pas savoir pourquoi. » — Elle vous plaît peut-être, lui dis-je, parce que vous y reconnaissez votre travail. » Mais lui : « On ne peut aimer, fit-il, à voir son bien dans la main d'autrui ! »

Passons, maintenant, brièvement en revue quelques-uns des jugements portés sur YAminta par les compatriotes de Tasse. En 1698, le duc de Telese, Bartolommeo Ceva Grimaldi, lut à l'Académie degli Uniti de Naples un discours dans lequel il ne craignait pas de critiquer point par

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