‹ La paternité chrétienneChapitre 51 sur 57 · Job., xxxvin, il · texte numérisé non relu

Job., xxxvin, il

danse, il le faisait avec une telle gravité, que ses ennemis mêmes, en le voyant, n'auraient rien pu y trouver à reprendre. Ah! si Ton gardait toujours cette convenance parfaite, capable de défier toute critique hostile ! Ou plutôt, Messieurs, si l'on suivait le précepte de l'Écriture, et si nos tressaillements euxmêmes ne perdaient jamais de vue qu'ayant Dieu pour témoin, ils le doivent avoir aussi pour approbateur1!

Avec cette pensée de foi et ces intentions droites, avec cette modération de désirs et cette parfaite convenance d'attitude, vous n'auriez peut-être pas beaucoup à craindre des réunions mondaines, où vous conduisez vos enfants. Loin de leur être nuisibles, elles pourraient même servir à les préserver d'autres périls plus sérieux. Somme toute, le goût de la bonne compagnie est encore, pour les jeunes gens, un rempart. Le jour où ils s'éloigneraient de ces réunions, et en iraient chercher d'autres moins choisies et plus

1, Fs. lxvii, 4.

libres, il faudrait regretter pour eux ces amusements, même avec les dangers qui en sont inséparables '.

J'ai signalé tout à l'heure les représentations immorales, auxquelles un chrétien qui se respecte, ne se permettra jamais d'assister. En dehors de celles-là, combien d'autres, réputées convenables, fourmillent néanmoins d'inconvénients de toute sorte ! Vous y allez en famille ; c'est encore ce qui peut offrir plus de garanties. Mais êtes-vous bien sûr que telle situation un peu risquée, n'agira pas sur cette imagination de feu ; que le jeu plus ou moins passionné des acteurs ne donnera pas le vertige à cette tête ardente et impétueuse ? Puis, il faut bien le dire, ce n'est pas toujours de la scène que viendra le

1. C'est en ce sens que le R. P. de Ponlevoy écrivait à un jeune officier : « Je vous conseille d'aller beaucoup dans la bonne société de la ville. J'en connais qui se sont préservés par ce moyen. J'aime bien mieux la soirée au bal, que la soirée au café. Prenez garde au jeu. Ne jouez guère qu'en passant ou par hasard. Soyez d'ailleurs bien rangé dans vos dépenses. » [Vie duR. P. de Ponlevoy, parle R. P. de Gabriac liv, II, c. vu, p. 3-28.)

péril; l'assemblée elle-même fournira plus d'une fois la matière de tentations délicates. Le monde est là avec toutes ses séductions. Celui que l'Évangile appelle le prince de ce siècle, y déploie ces pompes trompeuses, auxquelles on nous a fait renoncer au baptême.

Que ferez-vous, Messieurs, pour parer à tant de difficultés?

La première précaution à prendre sera de ne jamais conduire dans ces réunions, des enfants trop Jeunes. Sur ce point important, vous vous montrerez inflexibles ; vous ne craindrez pas d'opposer des refus catégoriques à ces propositions inse osées, que d'autres, moins prudents et moins avisés, ne manqueront pas de vous faire. Vous protesterez par votre exemple, contre un abus qui devient général. Une fois la loi posée, dans votre maison, vous ne vous en départirez plus ; et quiconque n'aura pas atteint la limite minimum de l'âge fixé par vous, ne pourra, en aucun cas, prétendre à trouver place dans le temple du luxe et de la vanité.

L'époque est-elle venue, où vous ne croyez

LES DIVERTISSExMENTS. 3o7

plus pouvoir vous dispenser d'accorder parfois ce plaisir1, faites un choix éclairé, et n'abandonnez rien au hasard; de plus, dans les commencements surtout, que le regard d'un père ou celui d'une mère soit toujours en éveil; qu'on observe, qu'on devine et qu'on se rende compte de tout effet produit. L'impression fâcheuse que l'on verrait venir de loin, sera écartée, avant de naître ; l'attention du jeune spectateur sera détournée de tout ce qui pourrait offusquer ses oreilles ou ses yeux; puis, comme il peut arriver que, malgré la surveillance la plus exacte, des troubles secrets parviennent encore à se faire jour dans ces âmes naïves, on aura soin d'y opposer l'antidote d'une piété solide et de pratiques religieuses sérieusement entendues. Quel bonheur, quand ces préservatifs réussiront à neutraliser le mal ! Combien vous aurez à vous applaudir, si le cœur de vos

1. Il faut féliciter les parents qui ne se trouvent point dans cette triste nécessité; et plus encore, les jeunes gens qui sauront chercher des délassements inoins alarmants pour leur vertu.

jeunes gens et de vos jeunes filles demeure inaccessible à ces excitations, dont tant d'autres ont été victimes!

Puisque les divertissements qu'on appelle publics, créent autour d'eux tant de pièges, ne faudra-t-il pas du moins regarder comme inoffensives ces récréations sans apprêt, qui se prennent sous le toit paternel ?

Plût à Dieu que nous pussions l'affirmer sans restriction! Ce que l'on est convenu de nommer les jeux de société, semble au premier abord parfaitement correct. On ne s'y livre guère qu'entre personnes de connaissance, et lorsque l'on se trouve à peu près en famille. Dans ces réunions relativement peu nombreuses, régnent d'ordinaire le sans-gêne et une douce familiarité.

Que faire pour égayer une soirée d'hiver ? Si les autres moyens viennent à manquer,* on recourra peut-être à ces amusements simples, joyeux, qui étaient autrefois plus en usage qu'aujourd'hui ; on organisera une charade, on jouera au gage touché, etc.. Rien de

mieux assurément, pourvu que tout se passe dans les limites des convenances chrétiennes. Mais c'est ici que l'on peut assez facilement s'oublier.

Ailleurs la stricte étiquette, qui s'impose avec rigueur, devient elle-même une protection et une sauvegarde. Ici, au contraire, la liberté semble pouvoir prendre ses coudées franches ; et le laisser-aller paraît suffisamment autorisé par les relations de parenté ou d'amitié, qui règQent entre les personnes. Saura-t-on toujours s'arrêter au point précis, qu'il ne faut jamais franchir ? Les rapprochements, les attitudes que le jeu lui-même a l'air d'exiger, n'aurontrils jamais d'inconvénient pour aucun de ceux qui sont engagés dans la partie ?

On dit : Tout cela n'est que pour rire. Sans doute ; mais il s'agit de savoir si le rire sera de bon aloi, je veux dire s'il aura sa pureté sincère et naïve. Les parents sont loin. A quoi bon, pensent-ils, surveiller cette jeunesse innocente, qui folâtre et s'amuse? Croyezbien, Messieurs, que le serpent qui a su péné-

trer dans le paradis terrestre, peut encore se glisser dans cet éden de la famille.

Voulez-vous donc, nous dira-t-on, proscrire la gaieté, interdire la joie des réunions intimes ? Tout au contraire ; c'est précisément pour que ces réunions, gardent toujours leurs aimables allures, que nous leur demandons de ne jamais oublier les règles de la retenue et de la sainte modestie.

A vous, Messieurs, d'étendre jusqu'à elles cette pieuse sollicitude, qui ne néglige aucun des intérêts de votre maison. Celui que je signale, en ce moment, vous est cher entre tous les autres. Gardez la sainteté de votre foyer; et que les murs qui vous enveloppent, n'abritent jamais d'autres amusements, que ceux où le regard de Dieu et celui des hommes ne trouveront rien à reprendre.

J'ai déjà, si ne me trompe, énoncé cette vérité, que les divertissements entrent, pour

leur part, dans le plan providentiel de la vie humaine.

En créant l'univers, comme un riche palais que devait habiter notre race, le Seigneur n'a pas pensé seulement à nos besoins, mais aussi à nos plaisirs ; et tout ce qu'il a mis à notre disposition pour cet objet, en fournit amplement la preuve.

Supposons, en effet, un créateur imbu de ces idées que l'on appelle utilitaires, je veux dire, aux yeux duquel l'agréable eût compté pour rien; par suite, plein de mépris pour ce qui est simplement beau ou récréatif; n'est-il pas vrai, Messieurs, que, dans cette hypothèse, le monde présenterait un aspect tout différent de celui qu'il a ; que son ensemble et ses détails auraient pris un tout autre caractère ? L'œuvre d'une puissance suprême, animée de cet esprit, aurait pu ressembler à un entrepôt abondamment pourvu, elle n'aurait pas été un poëme admirable. Elle aurait répondu à nos besoins matériels, mais sans parler à notre sens esthétique, et sans ouvrir à Phomme une source intarisiii. 21

sable de jouissances physiques et morales.

L'Auteur de la nature n'a pas voulu qu'il en fût ainsi. Il a semé à pleines mains dans son ouvrage, tout ce qui est propre à exciter notre admiration ou à satisfaire nos désirs. C'est qu'il se proposait de fournir un aliment à des facultés supérieures et spéciales, dont il devait doter l'humanité ; facultés qui peuvent sommeiller en quelques-uns, du moins pendant un certain temps, mais qui deviennent plus exigeantes, à mesure qu'elles sont plus cultivées.

A la rigueur, le simple repos pourrait suffire au manœuvre. Sa journée finie, il prend son repas, il s'endort; et le lendemain ses forces sont réparées. Il n'en est pas de même dans ces professions où ce sont surtout les facultés mentales qui travaillent.

Ce dont l'intelligence, fatiguée par une longue application, a besoin, c'est moins la simple cessation du labeur que la distraction; il ne s'agit pas tant d'arrêter le mouvement, que de lui donner une direction nouvelle, qui détende les ressorts et récrée doucement

Ja pensée. Aussi voyons-nous que les plus grands saints n'ont pas refusé ces allégements nécessaires.

Tout le monde connaît le trait de l'apôtre saint Jean, jouant avec une perdrix, et expliquant à un chasseur qui s'en scandalise, que l'arc, s'il était toujours bandé, aurait bientôt perdu toute sa force. Le patriarche de la solitude, saint Antoine, se sert d'un apologue à peu près semblable, pour faire comprendre à un autre, que même les moines, au fond de leur désert, doivent avoir quelques moments de récréation et de relâche.

Des exemples si autorisés confirment une vérité, qu'enseignent clairement la raison et l'expérience. Aussi la loi du Sinaï, en établissant le repos du septième jour, n'avait pas seulement en vue de réserver un moment déterminé au culte de Dieu et aux pratiques religieuses; elle voulait encore mesurer le travail aux forces de l'homme, en y introduisant ces suspensions périodiques, contre I quelles l'esprit de révolte s'insurge en vain, de nos jours. La preuve que le commande-

ment divin est en parfaite harmonie avec notre nature, c'est cette observation, que l'un d'entre vous, Messieurs, a mise en lumière et qui se déduit de faits incontestables : A la fin d'une année, la somme de travail accompli par l'ouvrier qui respecte le Dimanche, est supérieure à celle que fournit l'homme de labeur, qui ne tient aucun compte des jours fériés.

Ce n'est point ici le lieu de traiter cette question intéressante, Tôt ou tard, nous l'espérons, la vérité se fera jour, et les multitudes reviendront à l'obéissance qu'elles doivent au précepte antique.

Du reste, vous le savez, notre Dimanche catholique n'a point la physionomie raide et austère du Dimanche protestant. Après l'assistance aux mystères sacrés, il n'interdit point aux fidèles les récréations honnêtes, qui délassent l'esprit et le préparent à reprendre les occupations de la semaine. Il faudra seulement appliquer ici les principes généraux, qui doivent diriger notre choix ; et

c'est sur ces principes que je veux, encore un moment, appeler votre attention.

Pour qu'un divertissement soit légitime et sans danger, quelles sont les conditions que nnus aurons à lui demander?

La première assurément, c'est qu'il n'ait rien en lui-môme qui choque la conscience ou les bienséances chrétiennes. Le plaisir, nous l'avons vu, est loin de se montrer toujours scrupuleux, à cet endroit ; et les païens eux-mêmes se plaignaient hautement des libertés qu'il se donne. Gicéron stigmatise ces jeux et ces plaisanteries, auxquels il reproche leur grossièreté, leur effronterie, leur caractère honteux et obscène1.

Nous avons certes bien le droit d'être aussi

1. Unum genus jocandi, illiberale, petulans, fiagitiosum, obscœnum. (Cic. de offic. liv. 1.)

sévères que lui, et plût à Dieu que les amusements en usage parmi nous ne donnassent jamais prise à ces justes censures!

Mais à côté de ceux qui doivent être décidément proscrits, combien d'autres qui en eux-mêmes u'ont rien de répréhensible ? Les entretiens, la promenade, la chasse et autres exercices du corps; une foule de jeux, où Ton ne cherche qu'à se récréer doucement; les amusements empruntés aux beaux-arts, la musique, le chant, la lecture, et les délassements littéraires;etc. .etc.1, cette nomenclature serait infinie, si nous voulions la pousser jusqu'au bout; ou plutôt c'est en vain qu'on essayerait de la compléter, puisqu'il y aurait toujours à signaler des omissions regrettables.

Voulons-nous seulement fixer nos idées sur le point le plus délicat de la question, je veux

1. « Prendre l'air, se promener, s'entretenir de devis joyeux et aimables, sonner du luiii ou autres instruments, chanter en musique, aller 'a la chasse, ce sont récréations si honnêtes que, pour eu bien user, il n'est besoin que de ^commune prudence, qui donne à toutes choses le rang, le temps, le lieu, la mesure. » (S. Fr, de Sales. Introd. à la 3e p., ch. xxx.)

dire, sur ce qui concerne les jeux; nous pouvons ici encore les ranger en trois classes, ou en distinguer trois espèces.

Nous mettrons dans la première, ceux qui ne relèvent que du hasard, sans que l'intelligence du joueur y entre pour une part quelconque. Saint François de Sales ne les déclare pas seulement dangereux, il va jusqu'à dire qu'ils sont simplement et naturellement mauvais et blâmables '. Et la raison en est, que leur caractère purement aléatoire les rend indignes d'un homme raisonnable. Aussi voyonsnous que les lois ecclésiastiques et les lois civiles sont d'accord, pour en interdire un grand nombre. Ceux qui échappent, d'une manière plus ou moins frauduleuse, à ces interdictions, ne sont pas faits pour nous réconcilier avec ce genre d'amusement. Car on sait trop combien ils rendent malheureux et coupables les imprudents qui s'y adonnent.

La seconde catégorie renferme ces jeux, où le sort et l'adresse influent à peu près égale-

i. Vie dévote. 3« p., ch, xxxi.

ment sur le résultat. On ne peut pas de prime abord les condamner, comme les précédents, puisque, dans une certaine mesure, ils font appel aux combinaisons, à l'habileté acquise, et par conséquent, exercent les facultés nobles de notre nature. Mais ils deviennent nuisibles, lorsqu'on s'y livre avec trop de passion, et lorsque c'est le gain qu'on y cherche, comme il arrive souvent, avec une sorte de cupidité honteuse.

Il faudrait donc préférer de beaucoup les parties qui s'engagent, principalement, pour l'honneur, et qui se décident, à peu près exclusivement, d'après le plus ou moins de savoir-faire ou d'adresse de ceux qui y prennent part. Qu'il s'agisse de ces exercices, dans lesquels le corps déploie son agilité, ou de ces jeux tranquilles, qui donnent à l'esprit l'occasion de mettre en œuvre sa souplesse; ce sont là, sans contredit, les amusements les moins périlleux, ceux qui sont plus à la hauteur de l'être intelligent, et dont on a moins à craindre les conséquences funestes que nous avons signalées.

A plus forte raison, les récréations qu'on demande aux arts libéraux, seront d'ordinaire les plus élevées et les plus saines.

Qui ne sait, en particulier, le pouvoir qu'a la musique, non-seulement pour reposer les nerfs fatigués, mais aussi pour calmer les passions ? La harpe de David apaisait les fureurs de Saiïl. Les prophètes demandaient parfois un joueur de cithare, pour faciliter l'action de l'inspiration divine. En général, Messieurs, plus les goûts de l'homme s'épurent, plus il s'accoutume à trouver son plaisir dans ce qui est vraiment beau, plus aussi il se sent éloigné de ces délassements grossiers et vulgaires, où il y a tant à risquer. Les instincts inférieurs perdent en puissance tout ce que gagnent le sens esthétique et les aspirations d'un ordre supérieur. On finit par ne sentir que du mépris pour les jouissances qui rabaissent; et s'il en est auxquelles on s'attache, ce sont celles qui, de leur nature, ont le don de nous agrandir, par conséquent, de nous rapprocher de Dieu.

Quoi qu'il en soit, vous ne l'ignorez pas,

un des soins principaux de la famille doit être de fournir aux enfants toutes les joies inoffensives; qu'elle peut raisonnablement leur procurer. Ne pas prendre les devants sur ce point, ce serait les exposer à mal choisir. Et si la maison paternelle ne leur offre pas ces récréations innocentes, il est trop à craindre qu'ils n'aillent en chercher au dehors, qui seront d'une autre nature. Nous vous l'avons répété bien des îois, intéressez vos fils et faitesleur aimer leur foyer. Après l'amour de Dieu, il n'est point d'affection aussi capable de les défendre, contre les entraînements dont ils sont menacés.

Toutefois rappelons-nous que le plaisir licite change lui-même de caractère, quand il devient excessif. Car il faut toujours avoir sous les yeux qu'il- n'a droit, dans notre existence, qu'à une place restreinte.

L'Esprit-Saint réprouve ces hommes qui, de la vie humaine, ont voulu faire un amusement perpétuel1. User dans ces riens plus

1. Sed et œstimaverunt lusum esse vitam nostram. (Sap, xv. 12.)

ou moins agréables, le temps si court qui nous est accordé ici-bas; fuir toute occupation utile, et se vouer tout entier à une stérilité absolue, c'est violer l'ordre providentiel, c'est sortir du cadre que la main divine nous a tracé.

« Tandis que nous vouions accorder à notre esprit le repos nécessaire, gardons-nous bien , dit saint Ambroise, de rompre toute l'harmonie et de détruire le concert que nos œuvres devaient former*. » Il n'est que trop ordinaire de voir ce concert troublé par l'envahissement de passe-temps inutiles. Que de personnes semblent n'avoir d'autre but que d'en remplir leurs journées! Semblables à cette multitude, que la sainte Écriture nous montre s'asseyant pour manger et pour boire, puis se relevant pour se livrer au jeu : Sedit popidus manchicare et bibere, et sur vexer uni luclere 2.

Saint Thomas examine si cette déperdition

1. Caveamus ne, dum relaxare animum volumus, solvamus omnem liarmoniam, quasi concentum quemdam bonorum opemm. (Amb. de offic, I, 20.)

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