SCÈNE VI
les DÉTENUS, le COMTE, donnant le bras à la ClIANOINESSE, qui s'appuie sur une canne à béquille. BLANCHE, suivie de près par MA- DELEINE. Près d'elles, au bout de quelques instants, vient causer
LA CHAKOINESSE, se promenant à petits pas et parlant très-lentemeut-
Mes pauvres jambes! Ah! ii faudra bien qu'elles aient autant de courage que moi... Je ne veux pas qu'on m'y porte; je veux y mouler !... Ici, depuis quelque temps, le monde devient affreusement bourgeois... C'est à peine s'il y a encore quelques gens qu'on peut voir... Oh! vous ne trouverez pas grande personne de connaissance... le beau monde est déjà parti... Et ça commence à être bien mauvaise compagnie ici-bas... (un détenu la salue.) Ah! marquis, que de regrets. J'ai reçu celte aprèsdinée, votre billet de visite... J'avais malheureusement défendu ma porte... Mais j'espère bien que demain... à moins de malheur d'ici-là... vous viendrez me pardonner et recevoir mes excuses... (v .^on lYèrc.) Ah! oui, il est grand temps de s'en aller avec tout ce qui s'en va ! Rester pourvoir des horreurs! leur révolution!... Ça! tenez ! ça ! la fille d'un Valjuzon à côté d'un Perrin !...
LE COMTE
Leur dernière heure, ma sœur !...