‹ La Patrie en dangerChapitre 108 sur 111 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Un guichet s'ouvre dans la porte du fond. Entre un huissier du trihunal révolutionnaire, suivi de quatre gendarmes, au moment où un guichetier sonne une cloche. Tous les détenus arrivent. Un moment de profond silence.

l'huissier.

Toutes les Chambres Sont vides?... (un guichetier revenant

de la prison fait signe que oui.) Je vais commencer. Tous ceux

qui vont être appelés passeront de ce côté, (il feuillette longuement scs papiers et les actes d'accusation avec des regards ironiques qu'il promène sur les détenus.)

LE COMTE

La ligne du Styx !... Allons, monsieur le crieur de la mort, dépêchons un peu.

l'huissier.

Voilà, citoyen... Hercule-Timoléon de Yaljuzon, âgé de quarante ans, natif du Yaljuzon, ci-devant noble, ci-devant comte, chevalier de Saint-Louis, capitaine au cidevant régiment du Uoi. .

(Il remet son acte d'accusation au comte, qui le froisse et le met dans sa pocha sans le lire. Même jeu de l'huissier pour chaque détenu qu'il appelle.)

LE COMTE

Parfaitement... C'est on ne peut plus moi... Et voilà ce que j'appelle un extrait mortuaire bien en règle... Mesdames et messieurs, mille pardons, si j'ai fait parmi vous une apparition aussi courte, mais vous voyez qu'il n'y a vraiment pas de ma faute....

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