‹ La Patrie en dangerChapitre 62 sur 111 · ACTE III, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE X

I A CIIANOINESSF.

Les Prussiens ! qu'i's viennent, qu'ils passent, qu'ils délivrent le Roi !

LA FOULE

Oui, oui, les Prussiens ! elle a raison !

LA CHANOINESSE

Tous? n'esl-ce pas, c'est voire cri à tcus ? Vous ne voulez plus de ceci? vous en avez assez des maux de cette révolution? vous revoulez votre Roi, vous revoulez vos nobles, vous revoulez l'ancien bonheur et la vieille religion de votre pays? Plus de celte assemblée de Paris ; et le balai à ce ramas de robins, d'avocats, de marchands de paroles ! Oui! oui! ta bas l'Assemblée ! à bas l'Assemblée!

PERRIN, au conseil.

Vous entend z, messieurs? Es!-ce que j'ai bien toute ma raison? est-ce que nous sommes dans la France de Qualre-vingt-Douze? Cela existe-t-il? une constitution, des lois, une volonté nationale, une souveraineté populaire? Quel est ce peuple? et qui êtes-vous donc vousmêmes? que faites-vous à siéger ici, est-ce pour sauver la ville ou pour la livrer ? Je vous somme de me défendre de ces cris et de m'empêcher de les entendre...

LA FOULE

Reddition ! reddition !

PERRIN

Non, plutôt la mort !

LA FOLLE

A bas le commandant ! à bas le commandant!

PERRIN

Vous êtes tous des traîtres, des lâches!

LA FOULE

A bas le commandant! qu'il signe ou qu'il meure!

PERRIN

Oui, que je meure ! Je ne demande à votre ville infâme pour en sortir qu'un drapeau tricolore et deux chevaux

noirs...

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