ACTE IV, SCÈNE XIV
SJADELELNE.
Eh bien, la citoyenne s'appelle..
Taisez-vous, ma fille.... Mon nom! vous voulez mon nom, citoyens? Vous devriez l'entendre chapeau bas et tête nue : Je m'appelle Marie-Hélène-Bathilde de Valjuzon, comtesse, chanoinesse du chapitre royal de Lyon.... Je m'appelle comme cela, entendez-vous? J'ai conspiré, j'ai armé les chevaliers du poignard, j'ai eu des correspondances avec les émigrés, je porte sur ma poitrine, le portrait des martyrs que vous avez assassinés.... J'ai toujours haï, votre révolution, j'ai toujours prié mon Dieu de la maudire. Je vous ai combattus au 10 août, je vous ai combattus à Verdun, je vous ai combattus à Lyon. Puisque je vous dis que je m'appelle Valjuzon.... et que c'est moi qui suis la sœur du comte de Valjuzon.... Ah ! vous le connaissez celui-là ! qui commandait à Lyon.. . qui a tenu jusqu'au bout contre votre armée de brigands, et dont la mémoire fait encore peur à votre république... Ah! il y avait bien longtemps que j'étouffais de ne pas vous crier tout cela.... Et maintenant que vous savez qui je suis, faites de moi ce que vous voudrez, tuez-moi, je suis prête.