‹ La Patrie en dangerChapitre 95 sur 111 · LE DÉTENU · texte numérisé non relu

LE DÉTENU

Pardon! je Suis pressé. (Il remonte dans la prison.) 2e DÉTENU.

Citoyens, je vous demanderai la permission de vous chanter à dîner une chanson de mon invention sur l'air: C'est aujourd'hui mon jour de barbe. Un air de circonstance.

UN DÉTENU, assis dans une pose accablée.

Ma femme!... mes enfants !...

UN DÉTENU, jouant aux cartes à une table.

Ah! les monstres! ils ne veulent laisser sur celte terre sanglante que des scélérats, des cendres et des cabanes. . . Atout, et atout !

UN DÉTENU, l'air égaré, se baissant et ramassant à terre.

Des diamants ! des diamants ! des diamants ! là ! là ! voyez-vous, partout! Les trésors de Golconde semés comme des cailloux !... Je n'ai qu'à me baisser; je les

ramasse à poignées ! Brûlent-ils! brillent-ils? Tenez, en voilà pour bâtir le Temple de l'Immortalité ! En voilà pour graver en caractères de feu, en lettres d'étoiles, la Déclaration des droits de l'homme à la voûte du ciel !... Des diamants!... des diamants!...

2e DÉTENU.

Ah!... en voilà un... dont la tête déménage par avance !

UN DÉTENU, à un autre.

Oh! tu seras acquitté... innocent, comme tu l'es. ;

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