SCENE II
Les Mêmes, RONDON, à la fenêtre , en robe~de-cham-
bre , et en coiffe de nuit,
RONDON.
Ah! ah! c'est vous... diable! vous v'ià l'vés de bonne bonne heure. . . à peine si le coq a chanté !
LA GUÊPE
Pour fêter ses amis il n'est jamais Irop tôt. . . nous v*nons vous chercher pour aller à l'église !
BONDON
Je vais achever de me faire beau ! . .
LA. guêpe.
Vous n'en finirez-pas. . . voulez-vous que je vous fasse la barbe. . . j'ai là mes rasoirs. . .
BONDON
Bien obligé. . . je tiens à me la faire moi-même, pour en donner l'étrenne à madame Thomasseau.
TOUS LES VILLAGEOIS
Nous vous attendons.
BONDON
J'vais me dépêcher. (Il referme sa fenêtre. )
LA GUÊPE
Tiens, qu'est-ce qui arrive donc par la montagne? c'est madame de Rose val.
TOUS LÈS VILLAGEOIS
Madame de Rose val ! . .
LA GUÊPE
Oui, la nouvelle propriétaire du château de Limeuil, je 1 a reconnais. . . j'ai été hier toucher les impositions chez elle; elle n'est ici que d'puis trois jours. . . elle est avec M. Eugène, son n'veu.
TOUTES LES VILLAGEOISES
Oh ! nous le connaissons , lui. . . nous le connaissons !
Voyez- vous. . . je sais bien celles qui i' connaissent le pjus...
UNE VILLAGEOISE
Nous le connaissons toutes , autant l'une que l'autre.
la cuèpe.
C'est bon* bon! je m'en lave les mains. En rang, formez la haie, et chantons madame de Roseval, il faut profiter de toutes les occasions pour fêter ceux qui ont d'ia richesse. . . ça n'peut jamais faire de mal. . . dites comme moi. ( Toutes les je unes filles se rangent.)