‹ La Pauvre Fille, vaudeville en un acteChapitre 6 sur 21 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, RONDON , Mad. THOMASSEAU, tous deux sont parés comme des mariés.

rondon, un collier à la main.

Nous sommes prêts I nous sommes prêts !

If

MAD. THOMASSAU.

Oui , nous sommes prêts !

LA GUÊPE. t f

C'est bien heureux... Mad. Tliomassean n'a jamais été plus fraîche que ce matin, {à Rondon.) Qu'est-ce que c'est que ça?..

rondon.

Ça , c'est un présent que je vais faire, à madame Thomasseau. . . je puis dire maintenant madame Rondon.

LA GUÊPE

Oui , vous le pouvez a la rigueur! il est superbe! [à part.) D'où diable ça peut-il lui venir. . .

rondon, à Mad. Thomasseau.

CeJ)ijou, ma chère amie, me vient de ma première femnie. . . elle mourut de chagrin. . .

LA GUÊPE

C'est encourageant pour la seconde î

RONDON.

De chagrin d'avoir perdu un enfant et un chien qu'on lui avait confiés. . . des bohémiennes les lui enlevèrent un beau malin... mais cette histoire là n'vous r'garde pas, vous autres.

LA guêpe.

C'est égal ! je n's'rai pas fâché de savoir. . .

RONDON.

Je suis un franc aubergiste; avec moi vous n's're» pas malheureuse.

MAD. THOMASSEAU.

J'ose l'espérer. {Elle prend le collier*)

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