SOLE
]lkiif(mectes solea. — Perdrix de mer y dans plusieurs départements de la France. — Linguataf en Italie. — Zange, en Ailemagne. — Tonge^ en Norvège et en Hollande. ^- Soit en Angloterre.
n parait que la grandeur de ce poisson varie suivant côtes qu'il fréquente, et vraisemblablement suivant nourriture qu'il peut avoir à sa portée. On en prend Iquefbis auprès de l'embouchure de la Seine, qui ont , six ou sept décimètres de longueur. 11 se nourrit œufs ou de très-petits individus de quelques espèces poissons et de petites moules ; mais, lorsqu'il est rè très-jeune, il est la proie des grands crabes, le déchirent, le dépècent et le dévorent. Pendant finver, il se tient dans les profondeurs de TOcéan. Il foitte le fond de la mer lorsque la belle saison arrive. 0 va chercher alors les endroits voisins des rivages OQ des embouchures des fleuves , où les rayons du soleil peuvent parvenir assez facilement pour hâter Faccroissement de ses œufs et la sortie du fœtus.
Les écailles de la sole sont dures, raboteuses, dentelies, et fortement attachées à la peau, sur le côté gauche comme sur le côté droit. L'ouverture de la bouche représente un croissant. On voit plusieurs rangs de
'Mil DICTIONNAIRE DU PÉCIIECIt.
ver; on n'a pas même besoin, daiis certaiaavt (io casser en différenfs endroits la glace qtâj au-dessus de leur asile ; ce qui prouve qu'il] nécessaire d'y donner une issue aux gaz qui pi produire dans leurs retraites, et ce qui parait qu'elles y passent la saison du froid enfoncée limon et au moins S demi engourdies, ainsi pensé plusieurs naturalistes.
Elles se nourrissent des mêmes substances carpes.
Leur poids peut êlre de trois ou quatre kilog Leur chair, molle et quelquefois imprégnée d't de limon et de boue, est difficile à digérer. Qus a prises yivantes, on leur fait perdre cette odeur en les laissant quelques heures dans ui d'eau claire. Hais, d'ailleurs, suivant les pays, h les époques de l'année, les altérations ou les i tions des individus et une sorte de mode on tion,ellesontèté estimées ou dédaignées. On s' asseï occupé de ces poissons dans beaucoup trées pour leur attribuer des propriétés très-e naires.Ona cru que, coupées en morceaux etn la plante des pieds, elles guérissaient de la pei fièvres ; qu'appliquées vivantes sur le front, e saieit les maux de tête ; qu'attachées surlanm calmaient l'inflammation des yeux; que pbéi ventre, elles faisaient disparaître la jauniaMt fiel chassait les vers, et que les poissom gN
TËSSURE. 291
it leurs blessures en se frottant contre la substance hoi-
t leuse qui les enduit.
ï C'est le poisson qui résiste le mieux au charroi; mais
È. il ruine le fond d'un étang, car on assure qu'il &ut
i plus de terrain pour nourrir cent tl^ncbes que pour
i| engraisser cinq cents carpes.
4 I^s anciens nommaient ce poisson pisds ignobilis, vilis et pauperiorum dbus. Le poète Âusone, qui, selon Willughby, est le premier qui ait parlé de la tanche, Ta
désignée sous le nom de vtdgi solatium.
f TERRIR.
[ I^ pêcheurs disent que les poissons terrissent quand il lait diaud, pour dire qu'ils s'approchent de la terre ; ^) quand les eaux sont fortes, ils gagnent la grande eau, ^i ils se retirent dans les grands fonds.
TESSURE.
Les pécheurs cordiers appellent une tessure pinceurs pièces d'appelets jointes les unes au bout dés autres.
On appelle aussi tessvre un certain nombre de ça-
m DIGTIOHNAIHEDU PSCHEUIL
nienii nasses, tambours, etc., pour prendnlÉl hi- |p^ mardsy ^ liés ensemble par une corde.