‹ La pêche en eau douce et en eau saléeChapitre 140 sur 159 · SIRÈNES ET TRITONS · texte numérisé non relu

SIRÈNES ET TRITONS

Dans les dernières années de Louis-Philippe, j'ai vu m Champs-Elysées, dans une de ces baraques qui oehent tant de phénomènes à toute curiosité au-des- «ns de dix centimes, deux sirènes qui attirent k iNde. Au derant de la baraque, sur une énorme toile ievint laquelle se faisait une bruyante musique, on mit représenté les deux sirènes conformément à la tradition, fenunes jusqu'à la ceinture et poissons depus la ceinture, et, comme dit le poète latin :

Desinit in piscem mulier formosa supernè/

9 Elles avaient de grands cheveux. Tune noirs, l'autre Mmds; elles étaient roses et fraîches comme des pflnunes. Dans la baraque, ce n'était plus tout à fait h même chose. Avec des morceaux de hareng saur, m avait formé des figures étranges qu'on avait collées nr du carton et enfermées dans un cadre. On trouve ih mention des sirènes faite très-sérieusement dans ikaucoup de livres, et cette mention est appuyée par jf$ circonstances les plus minutieuses et par des té-iMgnages. Un journal, ces jours derniers, pubUait un flffori de marins qui avaient rencontré des sirènes les Moluques, où, du reste, les pères de Trévoux laient leur existence, leur ressemblance avec la le. 'Ces pères paraissaient en avoir mangé, car loi attribuaient le goût du bœuf.

i Les plus anciennes mentions que je connaisse de la ittcontre des sirènes, je parle d'une mention ràtvevx^

S94 DIGTlONIlilRE DU PtCHEUa*

pèche du thon qui se fusait sur leur ring certain temps, selon Strabon, ce poisaoïi f en quantité ; c*est la raison pour laquelle ih sentaient sur leurs monnaies, comme il pin médailles de Gëta. Ce poisson vouait des . I tides, passait ià ^ébizonde et à Pbamacfe, < fidsait la première pèche. Le thon allait de de Ifi cote de Sinope^^ où s'en faisait la secoo il ytraYcrsait ensuite jusqu'à Bysance, où s la troisième pèche. Les Romains qui allaient: des th^. faisaient des sac»*iâce8 de thons à pour lei prier de détourner de leurs filets * ki qui les déchiraient, et de prévenir les secou dauphins rendaient aux thons, empêchant succès de leur pêche.

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