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TORTUE DE MER

Teatade.

Elle diffère principalement de ta tortue de tor sa grandeur, par ses pieds faits pour nager et.

setnulables aux nageoires des poissons; enfin par sa

\ètB, dont la bouche se termine communément en bec

àc Perroquet. La tortue de mer croît à une grandeur

considérable; on en trouve de très-grosses au Brésil,

aux îles Antilles, Rodrigue et de l'Ascension. Dans l'île

Trabopane, les toits des plus belles maisons sont

couverts d'écaillés de tortue.

Les tortues de mer paissent l'herbe sous l'eau et hors

^ l'eau ; elles font leur demeure ordinaire et trouvent

leur nourriture dans des espèces de prairies qui sont

®^ fond de la mer, le long de plusieurs îles de l'Amé-

'^^Ue, Elles vont tous les ans à terre pondre leurs

®^fe, dans des trous qu'elles font sur le sable, par

^® moyen de leurs ailerons. Elles mettent bas de quinze

J^Urs en quinze jouis, chaque fois, quatre-vingt-dix œufs

®^ environ , et, au bout de vingt-cinq jours de leur

Ponte, naissent des fourmilières de petites tortues qui

"^viennent la plupart la proie des oiseaux et d'autres

^^'ïiaux. Le terrissage des tortues, aux îles de Cayeman,

^^'^^nnence à la fin d'avril et dure jusqu'au mois de

^^Pt^inbre ; c'est alors qu'on peut en prendre en abon-

^^ plus grosse et la meilleure espèce de crabes. On *^^^^d les tourteaux, comme les étrilles, dsxv^ Ôl^^ ^v

niers ou nasses et aussi à la main, sous les roehes, à la marée basse. Au lieu d'être agile comme FélrSIe, le tourteau croise ses bras et parait immobile; mais au besoin il pince et coupe cruellement. J'en ai w de la largeur d'une assiette.

TRAHAIL , TREMAIL ou TRÂHEAU.

Filet composé de trois nappes, deux de fils forts et à grandes mailles, qu'on appelle hamauXy auméi o& amas; entre ces deux, une de fil fin et à petites mailUes qu'on nomme la nappe^ la toilej la flue ou la (lo. On tend ces filets à la basse eau, con^me les palis, ou on en garnit les parcs ; ou bien on les tend en pleine eau, tantôt par le fond et tantôt à la dérive. On se sert beaucoup à Marseille et en Italie de tramails en soie, qu'on fait venir du Levant et qui me paraissent excellents.

TROUSSE DU PÊCHEUR

1** Un fort couteau; 2** une sonde ou plomb; 5* un anneau pour décrocher les lignes. On en fait de simples et d'autres plus compliqués : le simple, qui suffît assez souvent, est un fort anneau en fer, de trois pouces

pesa près de diamètre, pouvant peser une demi-livre trois quarterons, auquel est attaché un fort cornnet. Lorsque la ligne est accrochée, on fait passer '. anneau par la gaule, on le fait glisser le long de la ne qu'on tient tendue; tombé à terre, il rencontre pierre ou la racine qui retient l'hameçon, et, en tiit fortement à soi, on ramène assez souvent sa ligne ne et sauve.

Lie pécheur ne devra jamais se mettre en campagne

)& être muni de plomb, de liège, de plumes, d'une

deux pelotes de soie torse et d'tine pelote de ficelle

lin. Une boîte en fer-blanc renfermera son appât.

^Itno truUa. —Trottât en Italie. ^ For^, en Allemagne. — Trat/r

en Angleterre.

La truite n'est pas seulement im des poissons les plus rhbles au goût, elle est enc(Nre.un des plus beaux. isécaiUes brillent de l'éclat de l'argent et de l'or; un une doré mêlé de vert resplendit sur les côtés de ta ;e et du corps; les pectorales sont d'un brun mêlé de ilei ; les ventrales et la caudale dorées ; la nageoire ipeuse est couleur d'or, avec une bordure brune; aale, variée de pourpre d'or el de çe\& ^^\\^\ \^

dorsale, parsemée de petites gouttes purpurines; li est relevé par des taches noires, et d'autres taches ges entourées d'un bleu clair réfléchissent sur les côtà de l'animal les nuances vives et agréables des rubis ^^ des saphirs. — iV. B. Malgré tout le respect que Ton ioi^ à un homme auquel on emprunte, comme je fais à Lacépède, je ne puis m'empêcher de dire qu'il flatte beaucoup la truite sous le rapport de l'éclat ; jamais on n'a poussé aussi loin la reconnaissance de l'estomac— On la trouve dans presque toutes les contrées du globe, et particulièrement dans presque tous les lacs élevés, tels que ceux du Léman, de Joux, de Neuchâtel.

Sa tête est assez grosse; sa mâchoire inférieure un peu plus avancée que la supérieure et garnie, comme cette dernière, de dents pointues et recourbées. On compte six ou huit dents sur la langue; on en voit trois rangées de chaque côté du palais. La ligne latérale est droite ; les écailles sont très-petites ; la peau de l'estomac est très-forte. Ce poisson ressemble beaucoup au saumon, tant à rexlérieur qu'à l'intérieur. La truite a ordinairement trois ou quatre décimètres de longueur et pèse*4eux ou trois hectogrammes. On en pêche cependant, dans quelques rivières, du poids de deux ou trois kilogrammes. BloQh a parlé d'une truite qui pesait quatre kilogrammes et qu'on avait prise en Saxe.

La salmone-truite aime une eau claire, froide, qui descende de montagnes élevées, qui s'échappe avec rapidité et qui coule sur uu îouôi ^\ect^>wi.

TliriTE. 3N

^Vle nage contre la directioa des emx ks pins rapides ^^^c Dne yitesse qoi étonne robservatenr, et eOe s'éfaDce ^^''dessus de dignes on de cascades de plnâenrs métrés

*^haut.

la truite se nonrrit de petits poissons trës-jeones, de petits animaux à coqmHe, de Ters, d'insectes, et particulièrement d'éphémères et de phryganes, qu'elle saisit avec adresse lorsqu'elles Toltigent à la surface de l'eau.

Les truites du lac Léman et celles du lac de Nenchâtel remontent au printemps, pour firayer dans les rivières et même dans les ruisseanx. Dans les contrées sur lesquelles Bloch a eu des observations, ces poissons frayent dans Fautomne ; et, dans le département de la Corrèze, les truites quittent, également au commencement ou vers le milieu de Tautomne, les grandes rivières, pour aller frayer dans les petits ruisseaux. Elles cherchent un gravier couvert par un léger courant, s'agitent, se frottent, pressent leur ventre contre le gravier ou le sable et y déposent des œufs que le mâle vient féconder. Bloch a trouvé dans les ovaires d*une truite des rangées d*œufs gros comme des pois.

D'après cette grosseur des œufs dans les truites, il n'est pas surprenant qu'elles contiennent moins d'œufs que plusieurs autres poissons d'eau douce ; et cependant elles multiplient beaucoup, parce que la plupart des poissons voraces vivent loin des eaux froides, qu'elles prêtèrent. La truite est fort craintive*, \e \sm\. ^m Vscl-

502 DICTIONNAIRE Dr PÉCHEUR

nerre répouvanle et la rend comiiie immobile. En beaucoup de pays, on sale ce poisson comme le hareng ponr le transporter ; mais alors il n'est pas si bon ni si sain que quand il est mangé frais .

3. — Faisan d'eau. — Bertonneau, lar quelqu» tfiles du oord-ouest du la Fnnco, — Breet, en Anglelem, - Tarbolh, en Hollande. — Sleiti buti, dan» plusieurs contrées ie rAllemogue, — BftoniÈo, en Italie. — itiowt, dans plusieuredfpirleini^nla de la France.

Le turbot habite non-seulement dans la mer du Nord et dans la Baltique, mais encore dans la tfëditefranèe. Boodelet dit aroir va dans cette denf ière mer mi indind» de celte espèce qui avut cinq coudées de long, quà» coudées de lai^e et un pied d'épaisseur. Des lurixita Je cette taille sont très-rares; mais on en prend qoelqnefim sur les cAtes de France ou d'Angleterre qui p^ent de dix à quinze kUogranmes. Ce poisstm a une igmen losange; son dos est brun, mais ses' nageoiites soit blandies; sa bouche est grahdé^et sans dents; 'SeA'iiAdioirea sontitpres; de celle d'en bas pendent -deux kvbillons; il a quatre ouiee, dont 'Aetia, de cbcque AM; ses isD&sont rouges. Ce pleUroneetS'CSt tfb voracJlé le 'i^orifi ' BOûicM. k Bft \Aùs 4ia\i^ aa^H

YAUDOISE. 303

chure des fleuves, ou de rentrée des étangs qui communiquait avec la mer, pour trouver un plus grand nombre des jeunes poissons dont il se nourrit, et pour les saisir avec plus de facilité lorsqu'ils pénètrent dans ces ètsuigs et dans ces fleuves ou lorsqu'ils en sortent pour revenir dans la mer. Quoique très-graind, le turbot ne se Cfmtente pas d'employer sa force contre sa prde; il a i^ecours à la ruse. Il se précipite au fond de TOcéan oit de» Mèditerranées, applique son large corps contre le sable, se couvre en partie de limon, trouble Feau autoar de lui, et, se tenant en embuscade au milieu de cette eau agitée, vaseuse et peu transparente, trompe ses victimes et les dévore. 11 se nourrit en grande partie te cancres et d'écrevisses. Le turbot est aussi appelé t^and'eau^ à cause de la délicatesse de sa chair.

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