CRAPAUD DE MER
qu'on fJ^SOi SUR L£S COTES DE LA UAUTE NORMAUDIE.
Ce poisson, dont on ne fait^ucun cas, se prend dans les parcs ou entre les rochers, au bord de \a \t\w\ *A «l
Ii2 DlCTION!tAlR£ Dt) PÉGHBUR.
la tête grosse et plate, le regard fier et méchant, ce qui Ta fait appeler diable. Il gonfle tellement les membranes qui réunissent ses mâchoires, que, dans cer* taines circonstances, il fait paraître une gueule d'une grandeur énorme par comparaison à sa taille. La couleur de sa peau est olivâtre,' avec quelques nuages un peu plus bruns, qui ne sont sensibles que quand le poisson est nouvellement tiré de Feau ; les raies latérales sont formées par de petits traits qui se suivent ^ &ï passant le doigt dessus, on sent quHls sont un peu piquants, sUirtout vers la tête, car ils sont à peine sensibles Au côté de la queue. Au sortir de l'eau, le ventre est argenté avec des reflets de différentes couleurs, souvent d'un vert ou d'un jaune métallique très-brillant ; la tête est large et aplatie en dessus ; le crâne est fort dur; les mâchoires sont garnies de dents fines et courtes; les yeux sont grands, fort élevés sur la tête ; la prunelle est d'un beau noir, l'iris verdâtre ; entre le puseau et les yeux, il y a deux petites cornes pointues, et deux autres de grandeur inégale entre les yeux et le bord des opercules, qui forment des an- *gles saillants et piquants.
Il n'y a point de port où il n'y ait un ou plusieurs poissons qu'on nomme crapaud ou diable de mer; ce qui n'est pas surprenant, puisque les pêcheurs donnent
ce nom à tous les poissons qui ont une figure hideuse. On pêche au Croisic un poisson plus gros que le précédent, qui a une tête monstrueuse et prodigieusement