‹ La pêche en eau douce et en eau saléeChapitre 77 sur 159 · HUITRES · texte numérisé non relu

HUITRES

avec de Thuile, du viuaigre, de la moutai^de, des piments et de l'aîl haché, et rintérieur mou du homard lui-même, et de deux tourteaux.

Les homards moyens valent mieux que les gros, quoique ceux-ci se vendent tous plus chers, même à poids égal. Sur la table d'un pêcheur qui traite un ami, on voit figurer deux moyens homards et trois tourteaux pour la sauce. Au inoment où les femelles portent leurs œufs sous la queue Qt où on les appelle paquettes, elles sont excellentes. Un bon homard doit être lourd.

HUITRE.

Ostreum,

£Ue change de place, varie ses manœuvres selon le ^^> et se défend par des moyens compliqués. L'huître a P^Ur ennemis les crabes, les étoiles marines, la gre- ^^UiUe pêcheuse, les pétoncles et les moules. Lorsque * '^Uître entr'ouvre son écaille pour respirer, le crabe a, "*^-on, l'adresse d'y jeter une petite pierre qui l'em- P^che de se refermer; alors il s'élance sur le poisson et 1® dévore. — Je ne l'ai pas vu et ne le crois guère.

U y a une police pour la pèche des huîtres. C'est au ^oisde mai gu'iJ esï permis de s'y exercet. Sv \w\

détache alors des huîtres qui ne soient pas encore fermées, on doit les mettre en dépôt dans un détroit de mer, où elles s'engraissent et prennent leur maturité. Là fécondité de l'huître est prodigieuse ; il ne faut que vingt-quatre heures à un œuf d'huître, pour se revêtir dé ses coquilles. On estime particulièrement les huîtres vertes : pour les obtenir, il faut renfermer les huîtres blanches le long des bords de la mer, dans des fosses profondes de trois pieds, qui ne sont inondées que par les marées hautes, à la pleine lune et à la nouvelle ; et on y laisse des espèces d'écluses par où l'eau reflue jusqu'à ce qu'elle soit abaissée de moitié. Ces fosses verdissent, et dans trois ou quatre jours les huîtres qu'on y renferme commencent à prendre une nuance verte; mais on a soin de les y laisser séjourner environ six semaines. On fait un grand commerce d'huîtres sur les côtes de Normandie et de Bretagne.

Au reste, chaque côté du globe habité fournit des huîtres dont les écailles sont de couleurs différentes et qui ont aussi des goûts différents. Il y a en Espagne des huîtres de couleur rousse ou rouge ; d'autres, en 11lyrie, de couleur brune, et dont la chair est noire. Dans la mer Rouge, il y en a de couleur d'iris; et en d'autres parages, la chair et l'écaillé sont noires. — Tout ce que je viens de dire des huîtres est pris dans les livres, et je ne le garantis pas. — Voici ce que je sais :

Les huitres vertes, dites de Marennes, sont les meil- )eures de toutes.

est garnie de deux grains de plomb n* A et année e deux hameçons ; et ne peut être considérée comme M ligne flottante, par ce niotif que l'addition de m grains de plomb n*4 devait la foire plonger dans IfvCie inférieure de la rivière; qu'ainsi la ligne dont kî servi Monceau est une ligne prohibée ; n Condamne Moriceau à 20 francs d'amende et à Ihocs à titre de dommages-intérêts. »

II. Moriceau a interjeté appel de cette décision, et HbgentrSaint-Laurent, son défenseur, a attaqué le ju* rendu.

Le jugement, a-t-il dit, déclare qu'on ne doit en- , par ligne flottante, que la ligne dont Thameçon à la surface de l'eau, sans être entraînée vers le de la rivière par un poids quelconque. Hais c'est confusion entre la ligne volante et la ligne flot-

1 La ligne volante, amorcée avec des mouches arti-

est une ligne d'une disposition spéciale, et

I leste, en effet, à la surface de l'eau; on s'en sert

lent dans les eaux limpides et solitaires que la

ion n'a jamais bouleversées , et qui sont habi-

par deux espèces de poissons, la chevanne ou

et la truite. Ces poissons viennent toujours

leur pâture à la surface, et c'est pour cela

ligne avec laquelle on les prend ne plonge pas.

^Us la ligne flottante a toujours plongé dans l'eau ;

B était autrement, on ne prendrait presque jamais

I5S DIGTIONNAïaB DU PÉGHEUB.

la marine de son arrondissement, et indiquées affiches placardées dans le quartier du Bjoàin filet ou drague, employé sur les huitriéres découvrent point, doit être de chanvre» ci les avoir 0^,55 en carré. Le poids de la drague excéder 65 kilogrammes.

Le diamètre des huîtres, dans leur plus grau gueur, doit être de 0*,60; toutes celles qui n'a pascette dimenâon doivei^ être répétées àlami que les pousoers, sable, graviers ^fragments d*^ si le triage se fait abord ; s'il se faità terre, ee c ausdtôt après le déchargement du bateau ; alon tites huîtres, ainsi que les matières ci-dessus es doivent être, à la plus prochaine marée, reportée banc où la pêche a eu lieu. Si les patrons ne le i pas, ee serait fait à leur compte, par les pe désignées par les agents de surveillance, sans pi des peines portées par la loi du 9 janvier 1852, trons étant persoimellement responsables des inf commises par leurs gens.

La pèche des moules a fini jusqu'ici le 30 sep le nouveau décret la prolonge jusqu'au 31 ocl moins que le préfet ou le chef de service du sou; dissement n'ait fixé ime autre époque. C'est li nous nous trouvons cette année, où, d'après u sion du chef de service du Havre, la pêche des m* sera pas permise plus tard que précédemment, dire qu'elle cesç^era le 50 du mois courant.

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