A PROPOS DIS LA PÊCHE
prend rien, il y a un jour où il gagne œnt francs; — lé menuisier qui prend son rabot sait bien qu il va faire une table, il en a tant fait ! — et quand ta table est faiie, il n'a pas lieu d'élre fier. Mais le pécheur, il jelle sa ligne à Veau : prendra-t-il du poisson? et quelle espèce de poisson? et de quelle grosseyr sera-t-il?
Et un jourde*bonne pèche, il a l'orgueil du vainqueur et du joueur heureux.
La pèche est là mère de la navigation; — c'est dans la grande famille des pécheurs que se,recrute sans cesse la marine.
J'allais oublier un des avantages de la pèche sur la chasse.
H n'est personne qui ne souffre en voyant un chevreuil, un lièvre, un oiseau, mort, sanglant, blessé.
La nature ne nous a pas inspiré la même pitié pour les poissons.
Le raisonnement vous dira que c'est absurde; le poisson hors de Teau se noie dans l'air, comme vous vous noierez dans Teau, la blessure de Thameçonle déchire.
Eh bien, l'agonie d'un poisson ne nous touche pas.