TANCHE
Cyprinus tinca. — TencUi en Italie. — Schieif en Allemagne. — Zeeltt en Hollande. — Tendi, en Angleterre.
Les tanches sont aussi sujettes que les goujons à varier dans leursnuances, suivant Tâge, le sexe, le climat, les aUments et les qualités de Teau. Communément on remarque du jaune verdâtre sur leurs joues, du blanc sur leur gorge, du vert clair sur la partie supérieure de leurs côtés , du jaune sur la partie inférieure de ces dernières portions,^ du blanchâtre sur le ventre, du violet sur les nageoires; mais plusieurs individus montrent un vert plus éclairci ou plus voisin du noir; les mâles particulièrement ont les teintes moins obscures. La tète est grosse, le front large, l'œil petit, la lèvre épaisse, le dos un peu arqué, la peau noire ; toute la surface de ranimai est couverte d'une matière visqueuse assez abondante pour empêcher de distinguer facilement les écailles.
On trouve des tanches dans presque toutes les parties du globe. Elles habitent dans les lacs et dans les marais; les eaux stagnantes et vaseuses sont celles qu'elles recherchait. Elles ne craignent pas les rigueurs de l'hi*
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ver; on nf'a pas même besoin, dims certaines contrées, de casser en différents endroits la glace qui se forme au-dessus de leur asile ; ce qui prouve qu'il n'est pas nécessaire d'y donner une issue aux gaz qui peuvent se produire dans leurs retrsples, et ce qui parait indiquer qu'elles y passent la saison du froid enfoncées dans le limon et au naoins à demi engourdies, ainsi que l'ont pensé plusieurs naturalistes.
Elles se nourrissent des mêmes substances que les carpes.
Leur poids peut être de trois ou quatre kilogrammes. Leur chair, molle et quelquefois imprégnée d'une odeur delimon et de boue, est difficile à digérer. Quand on les a prises vivantes, on leur fait perdre cette mauvaise odeur en les laissant quelques heures dans un baquet d'eau claire. Mais, d'ailleurs, suivant les pays, les temps, les époques de l'année, les altérations ou les modifications des individus et une sorte de mode ou convention, elles ont été estimées ou dédaignées. On s'estmême assez occupé de ces poissons dans beaucoup de contrées pour leur attribuer des propriétés très-extraordinaires. On a cru que, coupées en morceaux et mises sous la pbinte des pieds, elles guérissaient de la peste et des fièvres ; qu'appliquées vivantes sur le front, elles apaisaient les maux de télé; qu'attachées sur la nuque, elles calmaient Tinflammation des yeux ; que placées sur le veMre, elles faisaient disparaître la jaunisse; que leur fiel chassait les vers, et que les poissons guérissaient
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leurs blessiûres en se frottant contre la substance huileuse qui les enduit*
C'est le poisson qui résiste le mieux au charroi; mais il ruine le fond d'un étang, car on assure qu'il faut plus de terrain pour nourrir cent tanches que pour engraisser cinq cents carpes.
Les anciens nommaient ce poisson piscis ignobUis, vilis et pauperiorum cibus. Le poète Ausone, qui, selon Willughby, est le premier qui ait parlé de la tanche, Ta désignée sous le nom de vulgi solatium.
TERBIR.
Les pécheurs disent que les poissons terrissertt quand il fait chaud, pour dire qu'ils s'approchent de la terre ; et, quand les eaux sont tofie», ils gagnent la grande eau, où ils se retirent dans les grands fonds.
TESSURE.
Les pécheurs cordiers appellent une tessure plusieurs pièces d'appelets jointes les uties au bout des autres.
On appelle aussi tessure un certain nombre de pa*
niers, nasses, tambours, etc., pour prendre les homards, et liés ensemble par une corde.