‹ La pêche en eau douce et en eau salée: histoire, mœurs, habitudes desChapitre 48 sur 148 · ÉCREVISSE · texte numérisé non relu

ÉCREVISSE

Âêtacut.

L'écrevisse naît dans les rivières ou dans les ruisseaux d'eau courante. L'écrevisse d'eau douce femelle

a, comme les écrerisses de mer de môme sexe, des excroissances de chair ob «ont logés ses œufs.

La croûte rougit extérieurement par la cuisson. De l'eau forte ou seulement de Feau-de-vie répandue sur cette même écaille la rend presque aussi rouge que si elle était cuite.

Les écrevisses sont trëS-voraces ; elles se nourrissent de chàrogneé aquatiques et d'otdures. l)né écreVisse de six à sept atîg n^est encore, selon le§ t^ëcheurs, qu'une écrevisse de grandeur médiocre. Quand elles vieillissent, il se forme dans la région de leur estomac deiik espèces de petites pierres, qu'on appelle îitiproprement yeux d'écrevisse.

On reconnaît une écrevisse femelle aux lames transversales de sa queue, ^i sont toujours beaucoup plus larges que chez léè écrevisses mâles. De plus , les femelles ont, versTextrémitè dès barbes, sous la queue, de petits filets auxquels les œufs sont attachés en janvier, février et mars.

La mue ne se fait jamais avâhl le mois de mai ni après celui de septembre. Les écrevisses cessent de prendre de la nourriture solide quelques jours avant leur dépouillement : alors, si on appuie le doigt sur récaille, elle plie; ce qui prouve qu'elle n'est plus soutenue par les chairs! Après éte longs efforts entrecoupés de moments de repos, l'écre visse se retire de dessous la grande écaille, et aussitôt elle se doiiiîe brusquement un mouvement en avant, étend la queue, et la dépouille

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de toute la carapace. Cette opération est violente ; c'est un moment critique qui fait périr beaucoup d'éereidtdes ; celles qui y résistait rertant trèft-falMeê pendant qtiélqaes jours. Après ce gràiRl travail, lenrs jimbes sont molles, et ranimd n'est i*ecoatert que à'nm membrane, qui en i^ngt-quatre heures ^Sêviettl tnte ÉMmv^lle écaille soHde et presse aussi dure que l'ancièimt ; au fisoins elle est capable de metire l'animal A Y Art de feocit riioc

Oh trouve lés éèrevi^es priticijp«lement dam lès eaux courantes et jiiérreuseft des montagnes ; on les trouve aussi dans les lacs et étangs; mais leur chair n'est pas aussi bonne que celle des écrevisses péchêes dans les ruisseaux.

Il est très- difficile de peupler d'écrevisses un ruisseau, et encore plus un réservoir; elles sont très-délicates sur la nature de l'eau. On en a vu qui, à la suite d'un changement, sortaient de Teau, ce qu'elles ne font pas ordinairement, et venaient mourir sur la terris en cherchant une eau qui leur convînt mieux. C'est surtout quand on veut les faire passer d'une eau vive à une eau stagnante que Ton éprouve des difficultés, et ce n'est qu'à force d'en sacrer qu'on réussit à en acclimater quelques-unes; elles multiplient assez, mais néanmoins leur nombre se borne suivant la nourriture qu'elles peuvent se procurer. 11 parait également qu elles ne son* bonnes à manger qu'aprc3 leur hàitième année.

120 DICTIOMSAIRE DU PÊCHEUR.

Voici une sottise qui se trouve consignée dans un grand nombre de livres :

Pour faire naître des écrevisses partout où Ton veut, il faut prendre un quarteron d*écrevisses, les mettre dans un pot neuf bien luté, ensuite les mettre au four pendant trois ou quatre cuissons de pain, afin qu'elles soient bien pulvérisées; prenez de cette poudre, et faites-en de la pâle avec de la mie de pain; et, lorsque vous voudrez avoir des écrevisses dans un ruisseau ou rivière, étang ou autre lieu, jetez de cette pâte dedans, et il y en naîtra au bout de trois semaines.

EMPILES ou PILES.

Ce sont des lignes déliées, ordinairement doubles, auxquelles on attache un haim, et qui s'ajustent aux lignes ou cannes. On les appelle dans la Méditerranée bresseaux.

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