GLANIS
Hérchêf en Italie. — Wëls, en Afleuiagne.— Méérmlj cù ll(rtlande. — The seê$ fxh, en AngleVerre.
Le glanis est un des plus grands poissons des fleuves et des laè^. Un individu de cette espète, vu près de Liinritz» dans la Poméranie, avait la bo«che aisez grando pour qu'on pût y faire entrer facilement un enfant de six ou sept ans. On trouve dans le Volga des glanis de quatre «u cinq mètres de longueur. On prit, il y a quelques années, dans les environs de Spandow, un de ces silures, qui était du poids de soixante kilogrammes, et un autre de ces poissons, péché à Writeen, sur TOder, en pesait quatre cents.
Le glanis a la tète grasse et très-aplatie dé hatlt en bas; le museau très-arrondi par devant; là rfiâdioîre inférieure un peu plus avancée que celle d*ert haut; ces deux mâchoires garnies d*un très-grand nombfe de dettts petites et l^courbées; (Juafre os ovales, hérissés de dents aiguës, et situés au fond de la bouche ; Touverture de la bouche très-large ; une fossette de cha(|ue cdté de la lèvre inférieure ; les yeux ronds, saillants, très-écartés Fun de Fautrè, et d'une petitesse d'autant plus remarquable que les plus grands des animaux, les
baleines, les cachalots, les éléphants, les crocodiles, les serpents démesurés, ont les yeux très-petits à proportion des énormes dimensions de leurs autres organes. Lfi dos du glanis est épais, son ventre très-gros, sa peau enduite d'une humeur gluante, à laquelle s'attache une assez grande quantité de la vase limoneuse sur laquelle il aime à se reposer. La couleur générale de l'animal est d'un vert mêlé de noir, qui s'éclaircit sur les côtés et plus encore sur la partie inférieure du poisson, et sur lequel sont distribuées des taches noirâtres, irrégulières. 11 vit de proie, mais il ne poursuit pas ses victimes. Il préfère la ruse à la violence; il se place en embuscade; il se retire dans des creux, au-dessous des planches, des poteaux et des autres bois pourris qui peuvent border les rivages des fleuves qu'il fréquente; il se couvre de limon ; il épie avec patience les poissons dont il veut se nourrir. La couleur obscure de sa peau empêche qu'on ne le distingue aisément au milieu de la vase dans laquelle il se couche. Ses longs bar- UUons, auxquels il donne des mouvements semblables à ceux des vers, attirent les animaux imprudents qu'il cherdie à dévorer, et qu'il engloutit d'autant plus aisément qu'il tient presque toujours sa bouche béante, en se tournant vers le haut.
La chair du glanis est blanche, grasse, douce, agi'éable au goût, mais mollasse, visqueuse et difficile à digérer. Les citoyens Duw, marchands poissonniers de Strasbourg, avaient apporté plusieurs de ces silures d'un