‹ La peinture en EuropeChapitre 185 sur 501 · Triptyque (salle XII · texte numérisé non relu

Triptyque (salle XII

Panneau central. — L'Adoration des heri/ers. — Au milieu, l'Enfant Jésus est couché sur le sol, adoré à gauche par la Vierge, en robe bleue et manteau blanc, les mains jointes, à droite par saint Joseph, en tunique jaune et manteau rouge, qui tient un cierge allumé, tous les deux à genoux; au second plan, au milieu, un ange aux ailes diaprées, près^ du bœuf et de l'àne et au-dessus de l'étable, deux autres anges et le Saint-Esprit; à gauche, près d'un mur, trois berg(»rs; à droite, deux bergers et une religieuse, tournés tous vers le Sauveur. Fond de paysage avec des pay.sans et des cavaliers.

Volet de gauche. — L'Annonciation. — A gauche, dans une chambre parquetée, la Vierge, en robe bleu foncé et manteau rose, est assise,.

122 MUSl'iK DE BRUXELLES.

tenant sur ses genoux un livre orné de miniatures; à droile, s'avance un ange vêtu d'une robe blanche et d'une dalmatique rouge, un sceptre dans sa main gauche; au ciel, le Saint-Esprit; au fond, par une fenrtrc et deux arcades, on aperçoit le paysage; sur les vitraux sont peintes deux lettres gothiques dans des médaillons.

Au revers. — Sainte Catherine, de profil tournée vers la droite, coiffée d'une couronne d'or, une épée nue dans la main droite, un livre ouvert sous le bras gauche. (Grisaille; les chairs légèrement colorées.)

Volet de droite. — La Circoncision. — Dans une église, à gauche, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu foncé, tient au-dessus de l'autel l'Enfant Jésus, que le grand prêtre circoncit; au second plan, une femme et deux hommes; sur le pied de la table, dans une niche, Moïse; sur le plancher, une inscription gothique.

Au revers. — Sainte hurbe, en longue robe grise et toque rouge, tenant de la main droite un livre. (Grisaille.)

Pao. cent, H., 1,28; L., 0,4), B. — Volels, H., 1,28; L., 0,40. B. — Fig. pet. nat. - Acheté C,000 francs en 18~0.

* 107. — Portrait d'un donateur {?>d\\Q XI).

11 est agenouillé, au milieu, devant un prie-Dieu sur lequel est posé un hvre ouvert; visage rasé, chevelure blonde, manteau en velours noir à col de fourrure; au second plan, à droite, debout, saint Pierre presque chauve, barbe et moustaches blondes, tunique grise et manteau rouge, portant dans ses mains jointes les clefs retenues par un cordon; ces deux per-onnages sont de trois quarts tournés vers la droite. Au fond, devant un château fort, sur la muraille duquel est perché un paon, deux groupes d'assistants; l'un, à gauche, se compose d'un homme agenouillé, accompagné de deux dames et d'un page debout; l'autre, au miheu, de (rois hommes d'armes dont l'un porte sur la poitrine l'aigle d'Autriche; à l'horizon, une poterne ouverte.

H., 0,79; L., 0,37. B. — Fig. pet. nat. — Collection d'Arenberg. — Ce portrait et le suivant formaient certainement à l'origine les volets d'un triptyque.

* 108. — Portrait d'une donatrice (salle IX).

Elle est agenouillée au premier plan, les mains jointes, près d'un prie-Dieu recouvert d'un tapis noir sur lequel est posé un livre ouvert; robe noire garnie de fourrure, pèlerine noire, coiffe en gaze blanche; à sa droite, debout, saint Paul,'appuyé sur une épée qu'il tient de la main droite, presque chauve, barbe et moustaches blondes, tunique rouge, manteau vert. Les deux personnages sont tournés de trois quarts vers la gauche; au fond, la conversion de saint Paul et des rochers percés d'une arcade, surmontée d'un château fort.

H., 0,79; L., 0,37. B. — F, g. pet. nat. — Collection d'Arenberg.

MUSEE DE BRUXELLES

Cliché Lévy. Typogravurc Boussod, Valadon et C".

lOS"". — Ecole flamandpi.

Portrait d'homme.

Ml'SKK DE lUlUX ELLES. 1*^

* 108^^. — Portrait d'homme (salle \l).

11 est debout, sur un l>alcoii, do trois quarts tourné vers la gauche; SOS mains gantôos tionnont un cliapolot posé sur un coussin rougo brodé de perles, aux coins duquel sont les lettres A et C. Pourpoint grenat, pèlerine noire doublée d'horniino, toque noire. Au fond, Auii;uste et ses courtisans, auxquels la Sibylle montre la Vierge au ciel, dans une nuée; au milieu, un pilastre dont les cliapiteaux portent des enfants tenant les uns un casque, les autres une lance et un écusson; à droite, plusieurs personnages accoudés aux fenêtres d'un château fort.

H., 0,88; L., 0,55, B. — Fig. à ini-corps. — Adieté 13,000 fr.incs, on 1887, à M Léon fîauchez. — Certainemoiit de la môme main que les deux portraits précédents et peutf'tre panneau central du triptyque dont les numéro» précédents seraient les volets, ('«j qui fait de cette supposition, dit M. Fktks, une (juasi-certitude, c'est l'absence do si},'nilication dans le n" 107 de l'épisode des personnages du second plan, ayant les yeux lovés vers le ciel sans que rien no motive celte action. Il s'agit manifestement, comme dans le numéro 108 A, de l'apparition de la Vierge à Auguste. La Vierge et sa gloire d'anges ont disparu par suite delà mutilation du panneau. (Voir Caial., p. 219). Les volets devaient alors être cintrés par le haut pour recouvrir complètement le panneau cenfral.

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